SUR LE CHEMIN

L’artiste qui doute.

Je me sens lâche,

nulle,

et vide comme l’intérieur d’un zéro.

Je me sens dénaturée,

terne,

et effacée.

Je me sens molle,

inactive,

et inimpliquée dans rien du tout.

Je me sens faible,

je crois que je suis faible,

et je suis coupable.

Je passe mon temps à dire que je choisi ma vie, le sentiment que j’ai aujourd’hui n’est pas celui que je recherche. Je suis perdue, totalement perdue. Je passe mon temps à douter, à douter, et à redouter. Je passe mon temps à me chagriner, et à redouter. Je doute sur mes capacités, je doute sur ce que je vaut, je doute sur la réelle beauté de mon être, pourquoi j’en suis là ?

Je pense même parfois que je ne me trouve pas là où je devrais être. Par contre, à cette pensée, je me reprends rapidement. Je me reprends rapidement car je sais qu’il y a du potentiel en moi et je sais à peu près combien j’AIME la vie. Je sais que je peux inspirer, que je peux élever le monde avec moi-même.

Parfois je me sens sans aucune importance et, parfois je me sens coupable d’être si bien. Je me sens coupable si je me dirige vers mon bonheur à moi. Parce que je me sens jugée, je me sens… mitraillée des regards. J’ai l’impression de faire fausse route.

Je me demande aussi si je perds confiance ou bien si j’ai des rêves hors du commun qui me placent à part de la plupart……. c’est le bordel dans ma tête, y a d’immenses et, de surprenants contrastes dans ma danse. C’est le bordel. Je ne peux pas finir sur ces mots, je ne peux pas finir sur un bordel.

J’en reviens toujours au bac mais… il me saoule ce bac. Enfin cela dépend, parfois je suis confiante, d’autres fois je suis un trou. Aucune envie, et par opposition j’ai de l’ambition. C’est quoi mon délire ? À qui je peux parler ? Seulement je sais que la plus grosse erreur est celle de garder ces pics en soi. Je ne veux pas les refiler à quelqu’un pourvu de ne pas blesser ce quelqu’un. Là est toute la subtilité.

Je fais quoi de ces mots et de ces idées qui nagent sur l’océan ? Parfois je vais bien, parfois plus du tout, Euh, faudrait savoir ! Et puis j’ai l’impression que ces idées grises sont l’anticipation de ce que me dirait mon entourage si je lui faisait part de ce tout d’idées …saugrenues. Je ne sais pas.

Je me sens coupable de ne rien faire. Je me sens coupable de choisir une ou d’autres activités qui puissent me plaire. Parce que les autres ne font pas comme cela.

On me dirait Oh dis donc, elle est exigeante cette Dame ! Elle a tout ce qu’elle veut, elle est contente et elle est heureuse ? C’est mal vu.

Et là je me rends compte que ce choix de se faire heureux est une idée que je rend aliénante par le biais de mes pensées et des croyances qu’auront les autres. Je n’assume rien et j’ai un problème avec la vie. Seulement, comme je le disais l’autre fois, la vie s’apprend, elle… ne devrait pas s’appréhender.

2 Comments on “L’artiste qui doute.

  1. il est humain d’avoir des doutes et c’est ces interrogations qui te rendront plus forte pour accomplir les rêves de ta vie. Ils te permettent d’avancer.

    Et ce n’est pas parce qu’un jour dans ta vie où le moral est moins haut que d’habitude que tu n’assumes pas …tu es humaine pas un robot.

    N’aie pas honte de vouloir être différente, être heureuse, mener ta vie. Si je comprends bien, tu es toute jeunette et tu as encore pas mal de temps pour “peauffiner” ta vie et l’assumer. Je ne pense pas aujourd’hui comme je pensai à ton age et même loin de là.

    Il m’aura fallu le double pour assumer ma différence et en faire ma force de vie.

    Continues

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