SUR LE CHEMIN

Addiction

Au sucre, au sexe, à la bouffe, au sport, à certaines plantes, aux jeux vidéos… voire aux prières, addiction je t’écris.

Avec mes mots, je dirais que l’addiction est une attitude qui ramène au centre de la vie du concerné une activité au point d’impacter négativement sur son physique, sa psychologie et sa vie sociale.

Tu crois tout diriger. Tu crois que cela te rend véritablement heureux.se, tu ne penses qu’à ça, tu n’imprimes que cela. Cela te hante et te dirige, cela manipule ta vie.

Tu finis par penser que  ça fait partie de toi, que tu es comme ça. C’est résolu. Tu finira comme ça.

 

L’addiction, c’est une voix qui te hante le mental, qui prend le contrôle sur tes actes, qui te domine. Elle te demande de faire ça plutôt que ça, si tu ne l’écoutes pas tu en seras malade. Si tu ne l’écoute pas, ton esprit sera en guerre et en malaise. Et si tu l’écoutes, ça te soulages sur le moment : ce fameux plaisir immédiat. Au long terme, tu finiras par te sentir en prison, menotté.e à l’activité en question. Le cercle vicieux et le cheminement dans le fossé de ta vie. Perte de confiance et d’estime de toi-même, rabais, mépris même et puis, isolement. Ton corps est marqué, ton esprit est brouillé. Et tes pensées sont obscures… Mais tu n’es pas ton addiction.

TU N’ES PAS TON ADDICTION.

 

L’addiction biaise l’idée que les autres et toi-même se font de ta personne, de ton être dans sa vérité. L’addiction n’est pas un drame, l’addiction est un passage de la vie de certain, par lequel l’apprentissage s’avère indéniablement riche : connaissance de toi-même et de ton entourage, du monde dans lequel tu vis. L’addiction n’est pas un drame car l’addiction se guérit. L’addiction peut faire partie de ton passé, qui n’est pas à négliger, mais l’addiction peut t’abandonner et tu te porteras mieux : tu te lanceras, libre de tes pensées et de tes actes !

 

Je remarque que parler de soi apporte puissance au message. Le lecteur ou la lectrice s’identifie à l’auteur et s’aperçoit qu’il ne lit pas que de jolies phrases envoyées à la légère. Chaque harmonie de mots vient de moi, vient du cœur. Alors oui, j’ai été soumisse à l’addiction. On m’a dirigé sans même que je le sache. Je croyais que c’était moi, je croyais que je créais ma vie, que je m’affirmais enfin, que je m’individualisais après un bout de vie où j’inculquais le conformisme, le sourire joyeux du tout-va-toujours-bien-la-vie-est-splendide et l’inaperçu. Mais toutes ces idées ne fussent que des illusions, puisqu’au fur et à mesure que j’avançais dans le temps, des modifications psychologiques et physiques faisaient face. L’addiction altérait mon être véritable. Je suis devenue un squelette ambulant à l’âme perdue. Mon attitude se confondait excessivement à des peurs, des idées sociétales, des désordres, des déséquilibres, des manques (affection, amour, dialogue, image de soi, etc.). Christelle se perdait et s’enfouissait face à la voix de l’addiction.

Alors, la question que tout le monde se poooooose : Comment je suis parvenue à être celle que je suis à l’heure où j’écris ? Comment mon corps et mon âme/esprit sont devenus si solides et si liés ? Parce que le but n’est pas de te raconter toutes les sensations et appréhension comme le jugement de l’autre et où se trouve le bout du tunnel, par exemple. Tu connais déjà. Le but de cet écrit partagé est de te dire que Oui, c’est possible que tu trouves ta réalité en abandonnant cette prison.

Quand je coach des gens sans le faire exprès,  il y a une réponse qui m’horripile de ouf, c’est la suivante : “oui, mais c’est dur.” Peut-être que si tu le dis aussi, cet article t’éveillera ; peut-être que tu n’es simplement pas OK pour gravir la montagne main-tenante. Le fait est qu’à tout instant tu as le choix entre continuer de t’enfoncer ou faire, chaque jour, un tout petit pas en avant.

Accepter mon malaise et ma faiblesse m’a sauvé. J’ai été accompagné régulièrement par des professionnels de la santé. J’avais une base, une référence, un support médical à mon écoute. J’avais aussi des amies dont les messages provenant le leur “ébranlement anéantissant” (s’il existe un mot pour exprimer cela, je veux bien savoir s’il vous plait 🙂 ), me percutaient le cœur positivement. Et j’avais une famille chez qui la souplesse et la liberté me soulageais : j’avançais à mon rythme.

Je pleurais, j’écrivais beaucoup, j’ai continué la danse pour le kiffe, le contact humain, puis j’ai réalisé ensuite que le “face au miroir” m’a énormément aidé.

Ce qui ma sauvé le plus, c’est ma manière de penser et de recevoir chaque évènement comme un cadeau, une opportunité pour monter d’un cran, monter la marche d’un escalier, le pas en plus vers le haut de la falaise. Les remarques, les regards, l’analyse des situations où je me sentais plus vulnérable, le contact avec quelqu’un qui prend le temps de m’épauler, un câlin, le retard d’un suivi durant lequel j’ai commencé mon chemin de guérison attendre. Parce que

Je suis responsable de ma vie.

 

Si je ne m’aimais pas moi-même, personne n’allait le faire à ma place.

Si je n’agissais pas moi-même, personne n’allait le faire à ma place.

Si je n’avais pas confiance en moi moi-même, personne n’allait le faire à ma place.

Si je ne m’apportais pas douceur, attention et espace pour souffler, personne n’allait le faire à ma place !

C’était ma VIE que je gagnais au bout de ce tunnel ! C’était la lumière et la chaleur sur mon corps, la joie de sentir mes membres après un effort physique, la joie de la dynamique, de l’apprentissage et de la création ! La joie du goût et de la ré-ouverture de tous les sens ! C’était la joie de dire dire moi d’abord et de prendre Ma vie en route au lieu de vouloir m’adonner au monde en me rendant moi-même malade !

L’écriture et l’expression orale à des proches caractérisés pour leur bienveillance (et des médecins !) ont été ma thérapie. Surtout l’écrit 🙂 Je vais l’appeler écrithérapie. Je devais exprimer et démêler clairement ce qui m’avait mené là. Je le faisais pour moi, pour avancer.

 

BE PROUD AS A PEACOCK

 

 

 

 

One Commnet on “Addiction

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *