SUR LE CHEMIN

Ai-je VRAIMENT le choix ?

Ben oui, je me suis rendue compte ce matin que, finalement je n’avais pas « le choix ».

Je suis obligée d’écrire chaque jour. Je commence ainsi ma journée, c’est une nécessité. Le plus souvent, l’envie est très présente. Et d’autres fois, c’est difficile. Et pourtant, dans les deux cas, je perçois et ressens bien son importance.
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Écrire est pour moi comme les racines de l’arbre. Écrire m’ancre, forge mon appui sur le sol.
Écrire me fait savoir où je suis, d’où je viens et vers où je me dirige.
Je suis là, vivante sur Gaïa, là où je peux transformer, chambouler, et tant apprendre…
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Et je suis obligée de manger sain. Ce n’est pas pour cocher le soir, que j’ai respecté le règlement. C’est une obligation physiologique, une obligation de santé, de vitalité et de forme.
En fait, je suis obligée de manger selon les besoins de mon corps. Parfois je fais preuve de jolie gourmandise et tout va bien, d’autres fois je pousse trop loin et ça ne va pas. Donc je suis obligée…Et le sport c’est pareil. Il est mon ancrage, c’est le tronc de l’arbre. L’alimentassiette puis le yoga, la marche, le vélo et la muscu-maison (etc.) sont ce qui fait que même avec de gros coups de pieds sur mon corps, je tiendrais debout. Ils sont ma preuve quotidienne d’amour à moi-même. C’est une obligation.
Cela me permet de sentir. De respirer fort. De me dépasser. De KIFFER.


Et puis l’Art. L’art représente les branches de l’arbre. Créer le son de ma voix, de ma flûte, puis danser, c’est m’élever. C’est aller vers le haut et prendre de l’ampleur en ce sens. C’est respirer à plein poumons et m’émerveiller. Voilà tout.

Et parfois je n’écoute pas cela. Comme à l’heure où je t’écris : c’est difficile pour moi. Je suis tentée de me laisser absorbée sur youtube pendant mille heures, tentée de m’exploser le ventre et de repousser un peu le temps d’écriture.
Parfois je m’abstiens donc de tout cela, de tout ce qui me crée, ou alors c’est compliqué de m’y diriger. Et je finis toujours par comprendre que… je suis obligée.
Ce n’est pas grave d’expérimenter le « sans », ce dernier forge encore davantage la nécessité du « avec ».

Dormir tôt, me lever tôt, sont des obligations physiologiques.
Aller dehors quotidiennement est une obligation de vie-talité.
Boire de l’eau est une obligation d’équilibre et de santé.

Et tout se relie. Absolument tout se relie. Il suffit que je sois fatiguée ou que j’aie passé une soirée dans mon lit face au fil d’actu d’Instagram et… cela impacte sur mes repas ou sur mes créations.
Il suffit que je ne joue pas de flûte dans une journée, et le soir je me sens amputé.

C’est très étrange, oui… J’admets.

J’ai besoin de regarder. J’ai besoin d’écouter. J’ai besoin de m’exprimer. J’ai besoin de danser, de chuter en grand écart et de faire un poirier au milieu d’un couloir. J’ai besoin de chanter fort et partout. J’ai besoin de sourire large et de rire aigu. J’ai besoin de sentir, de pleurer, de lire ce qui ne se voit pas toujours. J’ai besoin de m’arrêter. J’ai besoin de regarder le ciel, ses couleurs, ses étoiles. J’ai besoin de remercier. J’ai besoin de quitter, de lâcher, de vider. J’ai besoin d’accueillir. J’ai besoin d’inconnu et de perdre mes repères… pour les retrouver en dedans de moi-même.

Tout cela me constitue. Cet écrit me fait peur, c’est sans doute parce qu’il est vrai (les autres sont vrais aussi). Cela peut paraître strict. C’est constaté de mon vécu. Voilà tout.

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Et toi alors, quelles sont tes obligations physiologiques ? :O
Tes retours sont les bienvenus !
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Christelle Guibouin – Artiste du Son et des Corps

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