SUR LE CHEMIN

Au milieu de… plus rien

Salut Beauté, comment ça va par chez toi ? J’ai envie de te remercier de me lire, vraiment. Car avec tous mes nœuds que je te dévoile, toutes mes complexités intérieures qui ne se voient pas toujours à l’extérieur et que toi tu sais parce que tu t’accroches et me lis : bravo. Ouais, bravo. Parce qu’en fait c’est dimanche, me semble-t-il, que j’ai tilté qu’on me lisait –en regardant mes stat sur Mailchimp (rejoins les abonnés chéris de ma newsletter ici !). On me lit, tu me lis, toi, souvent, régulièrement, tu cliques et arrive presque quotidiennement, ou de temps en temps. Oui, j’en ai pris conscience y a quelques jours seulement, et c’est ok. Car je ne pense pas à toi particulièrement quand j’écris : je pense à moi, et je pense à cet être qui se reconnaitra dans mes lignes, ou qui reconnaîtra quelqu’un d’autre, cet autre qui pourra donc enfin être compris, un peu plus. Bon, bref. C’est le lendemain de cette prise de conscience que…

Je me suis réveillée avec cette sensation :

Je suis en haut d’une falaise illuminée, éclairée, la terre est rouge, je suis debout. Je regarde devant et tout est noir. C’est le vide, il n’y a plus rien.

Alors je me dis : peut-être qu’ils sont tous partis, peut-être que ce que je fais, ce que je crée n’intéresse plus personne, que je suis complètement trop perchée ou bien trop blessée pour intéresser…

Heu… comment dire que ce n’est pas la première fois que je me fais mes propres électrochocs de la sorte et que des fois je fais pause dans ma journée en me disant que tout, absolument tout peut s’annuler d’un coup à un autre. Comme une coupure de courant qui ne revient jamais. JAMAIS.
J’ai conscience que tout n’est que présent, que si tu m’aimes aujourd’hui peut-être que demain, ce sera fini.
J’ai conscience que tu peux avoir un coup de cœur sur une de mes créations, me le dire, et puis continuer ta vie comme si je n’en avais jamais fait partie.
J’ai conscience que tu peux me promettre quelque chose avec l’élan de la spontanéité, et que deux semaines plus tard tu me dise “en fait, non”.

Et tout ça c’est ok. Et de tout cela je suis ravie d’en être consciente !

J’en ai conscience parce que je suis cet être qui change d’avis très souvent, j’ai été cette personne de l’instant, et qui le lendemain avait oublié le jour d’avant. J’ai été et suis certainement encore cet humain qui trouve quelques idées cool sans pour autant s’y attacher, et c’est totally ok.

Sauf que cet électrochoc, je l’ai un peu disséqué, tu vois. Je l’ai analysé et lié à mes relations tissées, car j’ai détecté que cela est une peur… (ou peut l’être).

Non, je n’ai pas envie de pourrir.
Non, je n’ai pas envie de reproduire incessamment tout ces mécanismes inconscients dirigés par des blessures ou des peurs ou des programmations ou de ce que j’ai vu et que j’ai cru, bref : tu vois un peu l’énergie, isn’t ?

Je me suis très souvent dans “l’incaptation” (l’incompréhension) des scènes de mon entourage.

D’abord, dans mon passé j’ai entendu parlé, j’ai entendu critiqué. J’ai entendu, comme toi certainement, des conversations gigantesques basées sur le “je parle de quelqu”un d’autre et j’agrémente richement cela de commentaires désobligeants”. Dans un groupe d’amies, pendant quatre ans, j’ai rigolé. Pendant quatre ans, j’ai entendu parlé et critiqué. Pendant quatre ans, j’ai écouté. Pendant quatre ans, je me suis peu à peu étouffée. Pendant quatre ans, j’ai eu des peurs que j’ai encore aujourd’hui : au sein d’un groupe, il y a plusieurs personnes, tu comprends ? Ce dont j’ai peur alors, c’est de renvoyer le sentiment d’inéquité, d’injustice, de “oh l’un préfère l’une que l’autre”. J’ai trop honte d’écrire ça mais en même temps, c’est réel. Ce qui me vient est que dans ma famille j’ai souvent ressenti ça –en même temps on étant 9, tu va me dire. 😉 Je n’accuse pas ma structure familiale, je suis dans la tentative de trouver une cause à ces nœuds. Do you are in captation ? Bref.

Aussi, on ne dirait pas à l’heure actuelle, or le fait est que PARLER, DIRE et LIBÉRER a longtemps été compliqué pour moi. A un moment de ma vie cela ne me venait même pas à l’idée de communiquer mes profondeurs, car je croyais que ça ne me concernait que moi, que c’était intime, que c’était inutile de dire : c’est FAUX.
Alors j’ai beaucoup cheminé seule, et un beau jour je sortais tout, d’un seul coup , un seul oui. Alors en face on ne comprenait pas, alors que moi pendant dix mois j’avais attendu qu’on lise dans mes pensées.

Je pourrais continuer à écrire des milliards de lignes mais le fait est que je n’ai pas trouvé d’explication encore très claire à cela… même si j’ai des bribes de soupçons.

Peut-être que je reviendrais vers toi te retourner ces nouvelles.

Je veux te dire que tu es aimables,
Je veux te dire que toutes cette complexité est belle,
Je veux te dire que tu as le droit, le droit d’être secoué.e, le droit d’être en colère ou honteux.se, le droit d’assumer et de te kiffer. Tu est splendide.

Merci de m’avoir lue. ♥️♥️♥️♥️

 

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PS bis : Marie m’a dit qu’il suffisait d’appuyer sur publier et que c’était facile…. si tu peux me lire c’est que je l’ai fait ! Et en parlant de cette Étoile, je t’invite à aller faire un tour sur cette page, car elle propose une généreuse pépite qui te reconnecte à la beauté de façon simple, fluide et, selon moi : Régénérante. <3
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Christelle Guibouin – Artiste du Son et des Corps

Compositrice : Flûte traversière et Voix bizarre

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