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Corps

J’ai un lien particulier avec mon corps. Toutes les réponses y sont.

Crédit photo : Marie Guibouin

Je suis la seule en capacité de savoir si mon corps ME convient.
Quelque chose qui a le don de me sidérer, ce sont les commentaires descriptifs ou jugeant sur les corps. Trop ci ou pas assez cela – va te faire aimer si c’est pour dire ça.
A quinze ans, j’étais tétanisée à l’idée que mon corps puisse se former rapidement et hors de tout mon contrôle. Cela ajouté à de nombreux autres facteurs comme notamment la peur d’être une femme, ainsi que la peur d’être la prédation des mecs, j’ai vécu l’anorexie. Ce trouble a aussi eu un lien avec le besoin de me faire entendre moi en entière, d’affirmer ma place et… mes émotions ont parlé à travers mon corps. Elles ont pris le dessus parce que leur mission, je pense que c’est d’être vécues, libérées, communiquées, voire même reconnues (par soi, notamment).
Mon corps, c’est toute ma vie.
Mon corps, c’est l’énergie qui y circule, c’est mon expression par l’image, sa posture, ses traits, sa démarche. Mon corps, c’est mon compagnon de vie. Mon corps, c’est celui que je nourris aussi, que je touche, que je fais danser, que parfois je laisse quelqu’un enlacer ou biser. Mon corps loge ma sexualité, mon corps est sous variations hormonales cycliques. Mon corps détient la vérité, celle qui sait me guider, celle dont j’ai besoin à l’instant.

Mon corps, c’est aussi la Mémoire et l’Archive de tout ce que je vis. En lui sont écrits tous les souvenirs, même ceux que ma conscience a préféré zaper.

Mon corps, c’est ma vie. C’est mon lien.
Mon corps m’appartient, il est mien.
Il est seulement, strictement et radicalement QUE à MOI.

Si y a un sujet sur lequel je suis radicale, c’est celui-là. Mon corps m’appartient et c’est moi qui choisis de le mélanger ou pas à quelqu’un ou à un endroit, c’est moi qui choisis de le nourrir comme ci ou comme ça.

Et si je l’oublie, mon corps me rappelle qu’il est là.
Si c’est mon tourbillon de la tête, de mes pensées qui ne sont même pas miennes et de mon mental, qui prend le dessus de façon injuste, alors mon corps se fige et dit non si ma voix brouillée par mon mental est en incapacité de le faire. Mon corps m’a littéralement sauvée.
Si je ne le respecte pas, mon corps me rappelle qu’il va pourtant falloir. Si je bloque une émotion dedans trop longtemps, il me le fait aussi savoir. L’âme, mon âme intervient et lui envoie qu’elle a mal. Je le sens, et je fais quelque chose de cette information : je libère une émotion, je recalibre quelque chose dans ma vie.
Ma toute première chanson s’appelle J’aime mon Corps.
Ma toute première séance photo avec Marie, première d’une suite riche et merveilleuse, c’était pour aimer mon corps – la photo que tu vois plus haut fait partie de cette toute première séance – ! Toutes celles qui suivent aussi, d’ailleurs ♥

Aimer et honorer mon corps, sa forme, ce qu’il exprime,
comment il l’exprime, sa gestuelle, sa nudité, ses habits.
Merci ma grande sœur, photographe magicienne de l’âme ! – @photographedelame sur instagram
Et toi, à quel point es-tu à l’aise avec ton corps et ses expressions aujourd’hui ?

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