SUR LE CHEMIN

DEUX MONDES Générationnels.

Je t’ai déjà écrit sur les deux mondes. Tu sais, le monde du refoulement versus le monde de l’élévation.

Là je t’évoque autre chose : les deux mondes générationnels.

Il n’y a pas le mal d’un bord et le bien de l’autre. Il y a juste deux mondes. Le monde 1 qui a son passé, son vécu, sa vision et son contexte. Et le monde 2, nouveau. Le monde 2 a des nouveaux yeux, ce qui inclut « un nouveau regard » et « une nouvelle vision du monde », ALORS des ambitions que le monde 1 ne CONNAÎT PAS.

 

Le monde 1, c’est la génération qui est là sur Terre depuis cinquante ans et plus, si on veut caser pour se repérer. Ils ont leur richesse, littéralement. Ils ont travaillé (torture) dur, appris des tas de choses que le monde 2 est loin de s’imaginer. Certains ont directement tué, d’autres indirectement et le font encore… Ils ont leur vision à eux, bien ancrée, bien figée. [Ceci est une caricature, une IMAGE, et si t’as soixante ans et que tu me lis, ce n’est pas obligé que tu fasses partie de ce monde : de toute façon, tu sauras où te caser, ce n’est pas à moi de te le dire.]

 

Le monde 2, c’est le monde nouveau. Je suis dans le monde nouveau. J’ai des rêves plein les yeux et, en plus, ces rêves sont grands. Je ne pars pas du principe que nous sommes dans un certain contexte pour m’y adapter ensuite. Ce que je crois, c’est que JE, comme TOI, constitue le contexte. Je suis « ce monde dans lequel on vit », celui-ci n’est pas étranger à moi et ma présence, mes pensées et mes actes le modulent à chaque instant. Tout autant que ta présence, tes pensées et tes actes.

 

Le monde ancien et souvent bien figé dira que c’est difficile de gagner de l’argent, qu’il faut souffrir, s’oublier, se rendre malade, et mourir pour « gagner sa croûte ». Il ressentira le présent comme un échec, une catastrophe, de la tromperie « à tout bout de champ ». Le monde ancien n’est pas content, mais dans le même temps, il n’est pas exigeant. Il regarde les infos et lit le journal. Il peut être autoritaire, catégorique et, pour lui, la santé c’est la dernière case des priorités. Il ne connaît pas la pleine santé.

Je ne te parle pas de cela pour rien. Mon message du moment, pour moi (celui que je reçois), c’est de m’écarter de ce monde si je veux m’envoler.

J’ai croisé une dame de quatre-vingt-trois ans sur mon chemin, il y a peu. Elle m’a confié que les nouvelles générations, c’était du « Olé olé ». Cela m’a fait rire.

J’ai discuté avec ma tante, il y a quelques jours. Elle a comparé la médecine générale/conventionnelle/traditionnelle et la naturopathie en m’affirmant avec assurance que tout ce qui n’est pas remboursé par la sécurité sociale, c’est du charlatanisme. Ne retiens pas cette phrase, s’il te plaît. Cette femme revenait du docteur avec des gélules à gober et une radio pulmonaire à effectuer. Et des trucs pris à la boulangerie.

Et aujourd’hui même, un mec aux cheveux blancs que je ne connais pas et à qui je n’ai absolument rien demandé m’a parlé dix mille ans en me disant la phrase détestable « on est dans un monde où… ». Et il a enchaîné avec la politique, avec l’émergence de l’agriculture biologique ou de la permaculture puis il était mécontent de ne plus faire ce qu’il voulait quand il voulait : c’est à dire traiter ses pommiers de produits néfastes. Il était ce monde qu’il décrivait, sans se préoccuper de valeur aucune, il est conditionné avec le gain d’argent. Il fait pour l’argent, pour plus d’argent. Et il est frustré de changer ses habitudes. Trop attaché à ces dernières, il croit alors que c’est impossible de vendre des pommes de qualité… Je me suis dit que c’est en nourrissant ce genre de conversations qu’on perçoit l’argent comme sale. C’est tout simple finalement.

 

Sauf que moi je n’ai pas envie.

Alors merci pour ton message tout pourri (c’est pour le rime, ha), mais je ne reçois pas. Ces gens enfoncent les rêves et le changement, en voyant le diable partout. Alors oui, tout n’est pas tout rose. Et alors ? Chacun choisi de se focaliser sur ce qu’il veut se focaliser. Consciemment ou inconsciemment (du coup, est-ce vraiment un vœu si c’est non conscient ? J’sais pas). Le vieux monde croit en la chance, il base ses opinions à l’exemple d’autres cas, d’autres parcours et puis il en conclut que pour tous les gens c’est pareil. La route est étroite, le champ de vision n’a pas l’air bien large.

 

Si tu me lis, t’es du monde que j’ai nommé nouveau. C’est obligé 🙂

Alors si tu me lis et qu’effectivement tu constitues ce monde, alors continue de nourrir ton être. Continue de découvrir ce qui n’a pas été découvert, de créer ce qui n’a pas encore été créé. Continue de croire en tes rêves et de t’y impliquer.

N’en veux pas au vieux monde même si parfois, yeux rouges de colère, tu peux crier que ce sont des cons. Oui, exprimes tes nerfs avec des mots et relâche-toi. Ce vieux monde n’est pas con, il a juste vu autre chose durant toutes ses précédentes années. Il ne comprend pas, il n’est pas prêt à comprendre. Mais attends quand même : si t’es de ce vieux monde, alors s’il te plaît, apprends-moi des choses utiles, raconte-moi ta vie et valorise-toi au lieu de salir la lumière nouvelle.

S’il te plait ! (sinon tant pis, je te parle juste pas).

Alors kiffe, rapproche-toi de toi, entoure-toi de ce qui te correspond, sans trop t’attacher non plus : c’est toi qui importe le plus dans ta vie, et tu le sais.

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Christelle GuibouinArtiste du Son, et des Corps

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