SUR LE CHEMIN

Deux mondes…

J’écris à chaud.

Je pense que les individus faisant partie des deux mondes que je vais présenter peuvent passer de l’un à l’autre monde à un moment donné de leur vie. Les deux mondes sont alors réversibles (en réalité, je pense même que tout est réversible).

 

Il y a le monde du refoulement, du manque, et qui incite à aller chercher à l’extérieur de soi ce qui pourrait rendre plus attractifs ses images de vie. Ce monde se sent bien, mais des yeux du deuxième monde, il n’en est rien. Le deuxième monde se sent très bien, et des yeux du premier, il n’en est rien !!! Le monde du refoulement, comme le deuxième monde auquel je n’apporte pas le nom de suite, sait faire face à toute situation. Seulement, leur méthode n’est pas la même. Je tenterais ici d’être neutre à mon maximum, afin de ne valoriser ou de ne mépriser aucun de ces deux mondes si différents… La méthode du premier monde est, comme son nom l’indique, de refouler évènements, sentiments, émotions et remises en question. Ce premier monde n’est pas prêt à affronter et, si déjà il connais les notions énoncées, alors il les perçoit comme inatteignables, absurdes voire tels un voile qui cache un mal-être passé. Pendant ce temps, les yeux du deuxième monde perçoivent les effets du refoulement et l’absence de remise en question comme l’origine de gestes, paroles et comportements qui font preuve de leur mal-être. Qui a raison ? Ce sont deux mondes différents, composées en plus d’êtres humain uniques de font en comble. Ces deux mondes, lors de leur rencontre, se supportent exclusivement difficilement. Pendant que le monde du refoulement ressassera inlassablement ce qui le dérange dans le second monde, ce second monde, lui, n’y prêtera pas attention. Plus justement, il y prêtera attention le moins possible et se sentira aisément touché et très peu à son aise face à lui, ce qui pourrait rendre l’individu de ce second monde malheureux, attristé momentanément. La sensibilité touche autant les deux mondes. La différence réside dans leur réception, l’accueil de ce qui pourrait bousculer intégralement leur champ émotionnel. Pendant que le premier monde est dôté d’une carapace qui les fait paraître extérieurement insensible (il n’en est rien), le deuxième monde accueille à bras ouvert ce qui est. Il y fait face, se laisse atteindre, pleure de toute son âme et, suite à ce tourment, peut enfin prendre du recul. Il se sert de ce recul pour décortiquer et examiner ce qui, réellement, l’a touché, l’a sensibilisé. Le deuxième monde monte, voire escalade puis gravit ce qu’il voit et ressent pour avancer. C’est le monde de l’avancement.

Passer d’un monde à l’autre est possible à un moment de notre vie. Il n’y a pas “le monde du mal” et “le monde du bien” puisque dans chacun de ceux-ci des difficultés, même si c’en n’est pas le même type, se rencontrent.

Je fais partie du monde de l’avancement.

Depuis petite, j’ai toujours eu la nature curieuse et exploratrice du vivant, du fonctionnement de la société et de la culture actuelle, de la compréhension des êtres qui m’entourent et de moi-même. Je suis fière d’avoir réussi à maintenir voire à développer ce trait, à mon sens naturel chez tous les enfants. Je crois profondément que la remise en question perpétuelle de nos actions, de faits, de nos réactions, est totalement pri-mor-diale. J’ai ce côté très égocentré que j’imaginais logique et caractéristique des êtres humains du monde entier sans exception. Après, j’ai compris qu’il y avait deux mondes : le monde du refoulement et le monde de l’avancement.

 

Je respecte chacun de ces êtres. J’ai la tendance naturelle à me diriger vers les individus du monde de l’avancement, que je comprends et desquels je me sens comprise. Dans ce berceau élévateur, je ressens le soutien réciproque ou mutuel entre tous, ce qui fait avancer la vie, l’humain, la planète. Je respecte entièrement les êtres du premier monde, que je comprends également. Cependant, je veille à ne pas trop entrer en eux, ni m’impliquer dans leur vie, car je remarque que cela empathie sur la mienne et ça me dérange. Ainsi, il y a des créatures avec lesquelles je n’ai pas envie de parler. Je préfère discuter, communiquer et cela demeure possible, pour moi, avec le monde de l’avancement qui est réceptif. Ces deux mondes m’apprennent énormément. Énormément.

Un équilibre se forme. Le monde du refoulement m’affirme à chaque fois que je le rencontre, que je suis bien où je suis. Ma manière de penser, qui me fait progresser, me convient. Je suis même fière de cela, et de ma vision de la vie, du mouvement, ainsi que de la puissance positive des erreurs qui, ainsi, n’existent pas !

 

Sur cette fin, j’encourage de tout mon cœur les être humains du monde de l’avancement à continuer d’être actifs pour leur vie et pour l’avenir de l’humanité. <3

Et j’admire les individus du monde du refoulement de m’avoir lu jusque là. Si tu t’es sentis concerné.e au travers des caractéristiques du premier monde, alors je t’invite à accueillir tes ressentis et à vivre ce que tu sens que tu as à vivre, en toute conscience. <3

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