SUR LE CHEMIN

Et si on MONTRAIT la nudité ?

Coucou ! Et bien je suis ravie de t’envoyer cet écrit, que j’ai laissé couler de source, avec mère-veille ! J’ai eu un peu chaud, c’était rapide, swat’, bonne lecture c’est important -ce n’est pas en gras pour rien 🙂

Et si on montrait la nudité ?
Ça changerait la face du monde ?
Oui.

 

J’ai d’la peau, j’ai des poils, j’ai des plis, d’la cellulite. Parfois c’est souple et d’autre fois on sent l’os au toucher, et lorsque je m’assieds. J’ai des odeurs, des sécrétions, des sensations.
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SI ON NE CACHAIT PAS LA NUDITÉ, alors il y aurait moins de complexité. Pour de vrai.
Si on ne cachait pas la nudité, ni aux jeunes enfants, ni aux ados, ni à ses parents, alors au saurait appréhender. Appréhender et accueillir ce corps qui change tout l’temps, avec ses nouveautés, ses flashback, son évolution qui ne s’arrête JAMAIS. Si on ne cachait pas la nudité, ou plutôt je dirais : les nudités, alors on pourrait s’identifier.

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Oui, je croyais qu’il n’y avait qu’un type de silhouette. Celui qui représentait l’épanouissement, la santé, la femme qui sait où elle va et qui est toujours droite dans ses bottes (le correcteur automatique a faillit écrire « qui est toujours Dépitée »). Le fait est que si on prend cinq SQUELETTES différents, alors oui : ils seront distinguables et proposeront des corps uniques. Uniques. Des corps, des corps qui sont des corps. Qu’ils soient triangles, hexagones ou carrés. Longilignes ou courbés.

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Des corps, des corps qui sont des corps. Qu’ils soient triangles, hexagones ou carrés. Longilignes ou courbés.

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J’ai souvent associé la représentation du corps comme une révélation de la santé. Ce peut être vrai. Le fait est que des petits seins ne révèlent en rien une caractéristique de la vie à un « niveau » de présence différent que chez une personne aux seins plus développés.

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Si on ne cachait pas les nudités ET si on ne les associait pas directement à une sexualité, je suis persuadée, oui, persuadée que hommes et femmes se porteraient beaucoup mieux.

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Combien de fois j’ai regardé la rondeur de mon ventre avec un air (très) désolé -alors que je venais de lui apporter à manger ? Combien de fois j’ai serré les fesses devant le miroir pour voir si la cellulite était encore là ?
Je ne parle même pas là d’un poids spécifique.
Je ne parle non plus pas du fait d’être en danger de santé physique.
Je ne parle ni d’être grosse, ou maigre, ou entre les deux.

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JE PARLE DE LA DIVERSITÉ DES CORPS. Des couleurs, de là où se placent les courbent, de leur importance, de l’asymétrie si jolie, de la couleur et de la frisure des poils, des tâches de rousseur ou de naissance, des plis, des blessures et des cicatrices. Des tatouages, de la longueur des cheveux, de la finesse ou non des lèvres, de la souplesse ou de la grosseur des muscles. Je parle de forme, du dessin que ce corps forme. Le tien, le mien, celui de quelqu’un d’autre, de ton chien (mais lui il s’en fou). Je te parle de peau et de ce qui :
– Se voit
– Se sent
– Se touche
– Se plie
Quand les habits sont partis.

MERCI à Lyvia (Cairo) d’avoir montré son corps nu.
MERCI à Marie (Guibouin) d’avoir montré sa peau.

 

 

Le fait de montrer les corps me tient profondément à cœur, aux tripes, aux boyaux. Pour de vrai, pour toutes les vies qui cheminent et celles qui vont arriver d’ici peu. Je parle aux hommes, je parle aux femmes.
Aux garçons et puis aux filles. Lyvia et Marie m’ont encouragé et beaucoup déseffrayé, sans même que c’en soit leur intention.

Et cela renforce mon souhait de mettre aux vues les corps. Notamment le mien, pour moi-même et pour toi. PARCE QUE des effets miroirs se sont fait, et alors que j’ai déjà pensé certaines parts de mon corps ridicules ou surprenantes… alors une guérison s’est faite en voyant d’autres formes.

Kiffe.

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Christelle Guibouin !

Artiste du Son et des Corps

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