SUR LE CHEMIN

Être soi-même, c’est passer au-dessus de CA.

[Texte écrit il y a environ dix jours]

 

Ne pas être moi-même, c’est-à-dire qui je souhaite profondément et sincèrement être, devenir, incarner, c’est simplement l’expérience la plus fatigante au monde. Bordel !
Mais qu’est-ce que je peux me mettre des barrières, si immenses parfois ! Effectivement la peur peut diriger mes actes, je le vois au quotidien, c’est le seul frein… avec les croyances que je peux avoir et dont je n’ai pas toujours conscience. C’est absolument dingue, fou, désaxé que de ne pas être pour finalement paraître et dans ce cas-là, sorry mais autant ne pas naître.
Je suis peut-être trop dure avec moi-même. C’est parce que je viens d’expérimenter cette souffrance, la souffrance de cacher une part de moi, de ne pas positionner une vérité, un fait, un sentiment et donc une décision active qui devait s’en suivre (je t’évoquais ici la bise, c’est de cela dont je parle ici également). Et je te disais aussi que la souffrance est un guide précieux à prendre en compte.

Ne pas être moi pour ne pas être regardée autrement est la pire chose au monde. Je ne sais même pas si j’exagère.

Et être soi, c’est passer au-dessus de ce qui va suivre.
Passer au-dessus de sa vulnérabilité.
Passer au-dessus de la pensée différente d’autrui.
Passer au-dessus, parfois, de moqueries.
Passer au-dessus du ridicule.
Passer au-dessus.

Le regard extérieur existe. Il n’est pas mal, il n’est pas bien non plus.
Les gens autour de moi regardent l’image que je reflète. Et je ne reflète pas toujours l’être, l’essence, les dires et les actes de la profondeur de mon âme. Désolée.

Être soi-même, c’est passer au-dessus de ça.
Passer au-dessus de la reconnaissance. Parce s’engager à incarner son être, je te le dis, le confirme, l’écris ici : en cherchant l’approbation incessamment, c’est impossible. En s’accrochant à l’avis de l’autre, c’est impossible.

Alors je Décide ! Je décide de m’affirmer, d’incarner celle que je veux être, émaner, positionner… quitte à pleurer, quitte à bégayer, quitte à rire niaisement, quitte à devenir rouge, quitte à avoir des bouffée de chaleur et de sueur. Et puis si finalement ça ne me plait pas, du tout, ou pas totalement, et bien je rechangerais, j’affirmerais autre chose, et puis voilà. Je suis venue là pour m’amuser, non ?
Qu’est-ce qu’est le pire à devenir qui je veux être ? Et là, tout devient éphémère et petit. Car l’excuse ici n’a pas sa place du tout. Agir pour soi, ce n’est pas toujours choisir le plus agréable. Et pourtant le cerveau aime le plaisir immédiat. Quand j’affirme ce qui peut me rendre particulièrement distinctive, alors l’adrénaline monte en masse, bien bien. Alors sur le moment j’ai bien chaud, bien bien. En général le moment ne dure pas longtemps, pas du tout. Et j’ai cette tendance à me préparer au pire, ce qui parfois me soulage après coup. Le pire n’arrive jamais.
Je ne sais pas du tout pourquoi, mais je m’attends régulièrement à recevoir deux gifles, lorsque je rends audible des pensées qui n’ont pas l’habitude d’être entendues. Je n’ai jamais reçue deux gifles ainsi, à moins que je les eusse oubliées.

Incarner son être à la lettre, c’est aussi, en tant qu’être habitant de Gaïa (aussi et surtout), pratiquer ce fameux art du mélange.
Le mélange, c’est croiser parfois le regard de gens qui ne comprennent pas du tout ta lumière. Et c’est aussi, d’autres fois, discuter avec des humains qui n’utilisent pas le même référentiel. Ah, cet art quoi !!! Ca ne veut pas dire se faire épongée par tout le monde, ce serait bien trop facile, et quelque peu ennuyant… peu vivant. Par contre, ça veut dire se préparer tout le temps à être déstabilisé –après, ça dépend par qui mais voilà. Ca veut dire ne pas rester figé, car ces fameux autres gens ont beaucoup à nous apprendre, bien plus qu’on ne l’imagine je crois.

Ca été simple pour moi d’affirmer mon véganisme. Avec l’anorexie auparavant, je m’étais entraînée à refuser, je connaissais l’importance de l’accord entre mes actes et mes envies, donc je donnais une importance gigantesque en cet accord pour faire entrer seulement ce que je désirais dans mon corps.
Ca été simple pour moi de communiquer mon lesbianisme. Une petite phrase placée dans une conversation, naturally, voili !
Ca été simple et même joyeux de me couper les cheveux de façon « radicale », parce que j’en avais envie et que ça amorçait et représentait un changement, un tourment même, dans ma vie ! (et puis j’admets que ma coiffeuse de qui je suis VIP est géniale, très géniale :-D)
Mais là, wow, le refus de la bise… Ca dépend face à qui, en général c’est pétillant d’adrénaline, bien bien. Et puis j’ai une nièce, une nièce à qui on apprend la politesse…

Et toi, comment fais-tu pour incarner ton être au quotidien ? Quelles difficultés t’arrive-t-il de rencontrer ?

 

Je suis actuellement dans une énergie volcanique (lorsqu’il est en éruption), peut-être comme tous ceux qui étaient content d’être “à la rentrée” de septembre, sauf que moi je l’ai loupé et me suis réveillée en octobre :O So ! Ici c’est l’automne, à l’extérieur comme en mon intérieur, et ce qui doit partir s’enfuit, merci. Je refais alors toute la mise en page de mon site pour accueillir ce nouveau ET je suis en préparation d’un crowdfunding pour pouvoir à la fois créer ET proposer un son de qualité alors… prépare-toi aussi, il sera mis au jour très bientôt !!!! 🙂

 

 

Christelle Guibouin – Artiste du Son, et des Corps

 

 

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