SUR LE CHEMIN

Exploration de l’ombre…

OK, c’est vrai. C’est vrai que malgré mes apparences parfois hautaines et fonceuses, apparences confiantes, joyeuses, dynamiques et folles, apparences où je ne montre que le beau de moi, j’ai aussi des doutes parfois. Je vis ces phases-là, cela fait plusieurs fois d’affilées, depuis ces derniers mois écoulés. Et je me sens mal. Et je me demande pourquoi tant d’ambition vu tout ce que j’ai déjà. Et la réponse est la suivante : je suis là pour grandir, pour créer, incarner mon message et kiffer. Je suis là pour me dépasser, pour apprendre, exploiter et inspirer, influencer et bousculer dans le positif. Voilà pourquoi tant d’ambition, tant de vœux d’apprentissages, de rencontres, de sensations, et également, de matière.

Ma garde-robe ne me convient plus et je souhaite du plus profond de mon cœur la renouveler. Oui c’est matériel. Or, parler d’être bien dans son corps et donc dans sa nudité, c’est un portant. Être bien et se kiffer dans ses vêtements l’est tout autant, vraiment. C’est dans tes vêtements que la plupart des gens te voient, me voient, nous voient. Ils construisent ton identité, ta beauté.

Et je veux rencontrer des sportifs, des gens qui se prennent la tête avec des questions biscornues sur la vie ou-et sur la mort. Des questions sur tout, peu importe le quoi. Je veux rencontrer des guérisseurs, et non des médecins. Je veux rencontrer ceux qui soignent par un changement de mode de vie, voire de pensées. Pas des gens qui dopent et qui ont été dopés par dix mille cahiers et discussions, tant d’années à l’école durant… (sorry, si tu t’y reconnais, je ne dis PAS que tu es inintéressant). Je veux rencontrer ces humains qui créent leur vie, de leurs mains.

Et je veux vivre dans un majestueux espace, au contact direct de la terre, de l’air et de la mer. Avec un potager, une permaculture certainement, proche de moi. Je veux aller escalader les falaises, nager en eau libre, faire de la gymnastique et m’amuser à réaliser des défis sportifs en groupe.

Et je veux chanter dans l’espace, comme je le fais déjà de façon spontanée et relâchée. Je veux créer, illuminer de vibrations sonores et t’inspirer, te bousculer à nouveau, te débloquer.

Je veux te proposer des ateliers, entourés de miroirs car c’est ton corps qui sera au centre. La vie c’est le corps et le corps c’est la Terre, et dans l’action et l’avancement il me semble trop oublié. Le corps n’est pas à négliger. Le corps, sa gestuelle, ses mouvements, son fonctionnement et ce qu’il est possible de créer avec, rien qu’en l’engageant. Le corps, là où passe l’oxygène, là où se digèrent les couleurs proposées, là où l’eau peut couler et où le soleil peut être gorgé ! Le corps. Tout se passe dans le corps…

 

Et, initialement l’envisageais d’explorer mes ombres. Ce manque d’assurance qui resurgit parfois, me positionnant en état d’infériorité ou de supériorité. Alors que ces niveaux-là n’existent pas (j’aimerais* qu’ils n’existent pas), au merveilleux milieu de toutes ces individualités, unicités. Et pourtant, ça arrive. Un brin d’admiration peut resurgir et inspirer à grandir, lorsque ce brin explose alors il me positionne dessous l’autre. Et d’un coup je m’auto-humilie et c’est grave, je crois. Or, ces notions « dessous dessus », dans mon idéal n’auraient pas leur place… Parfois elles me disent coucou, et je me dois de l’accepter. C’est un fait, ces sensations sont humaines. Et l’esthétisme se trouve bien loin du dernier plan. Dans ce monde matériel, visible et par conséquent physique, l’importance est réelle face à l’appréciation de son intégralité, dans tous ses détails. Ses cheveux, ses sourcils, son visage, son corps, ses vêtements, ses mouvements… Trop dans sa tête ou trop dans l’invisible, il est très simple de l’oublier. Alors que pour le plaisir des yeux, se trouver de toute beauté et tout de même très appréciable.

Parfois les complexes sont là, je me demande quelle réaction va éveiller chez l’autre l’entente de ma voix toute aigüe, la distinction de la personne étrange que je dégage, idées tordues et questionnements biscornus que j’adore. Je me questionne tout en vivant un moment, ce que va penser l’interlocuteur si mon regard dégage et déborde d’amour, pour lui et dans tout, parce que ce n’est pas si commun. Je suis unique. Effrayante peut-être, si je me dévoilais entièrement (ce qui est mon devoir : me dévoiler entièrement). Aussi, je fais passer l’autre avant moi, afin de ne pas le brusquer, l’interrompre dans son énergie, dans sa colère qui attise la mienne et que, pourtant, ne se dégage pas car je la canalise en moi. Et ce comportement, cette attitude peut porter préjudice. Suite à cela je sors ma colère sur mon vélo gris, et c’est moi-même que je gronde. Je n’ai pas le droit de faire cela, et pourtant je m’engage à apprécier ce fait-là : parce qu’il existe, parce qu’il est moi, parce que le constater avec conscience me fait grandir et avancer. Avancer en avant. D’autres fois encore l’envie me prend de contrôler. Je ne sais pas d’où ça vient. Je pourrais très simplement le savoir, or ce n’est pas la question. Je veux contrôler la pensée de l’autre, ses habitudes également parce que, à moi elles me feraient mal si je les adoptais. Contrôler les actions engagées et amoureuses parce que chacun agit à sa façon, façon unique donc différente de la mienne. Et pourtant c’est chouette, surprenant et magnifique, la différence. Vraiment, je le crois profondément.

Parfois j’ai peur, parfois j’ai, réellement, très peur. Peur de m’engager dans un sujet sensible, pour moi-même me rendant très vulnérable parce que confrontée à mes propres émotions : c’est-à-dire un changement de couleur de ma peau, de la transpiration et un coup de chaleur, des larmes, des lèvres qui se tordent ! D’autres fois, c’est de l’éveil émotionnel de la créature face à moi qui m’effraie. Alors que pourtant si elle pleure ou qu’elle rosit, rien n’est grave, tout est plutôt admirable. On ne m’a cependant pas habituée à cela, et je m’engage à débloquer ce dogme-là.

Puis, avoir la volonté de se trouver plutôt fière de son esthétisme c’est bien. Ce qui est encore mieux et complémentaire, c’est se trouver magnifique dans un style relâché, cheveux ayant pris la pluie et, pourquoi pas, chaussures déchirées. Me sentir bien dans un look décontracté, émotions elles-aussi mises à nue. Par exemple, la goutte au nez. La beauté est présente là également. C’est important de la voir, surtout chez soi car chez les autres c’est bien plus naturel…

Et parfois je n’ai pas envie de faire du sport alors je n’en fais pas. Parfois j’ai très faim et d’autres pas. Parfois j’ai le moral et je trouve chiant les gens au sourire difficile. Et d’autres fois je suis ces gens, j’ai le sourire difficile –sourire intérieur car extérieurement il se déclenche facilement.

Souvent je galère vraiment à m’exprimer franchement. Car ce n’est pas quelque chose de facile, c’est difficile lorsque des humains sont engagés. Exprimer ses nerfs, sa tristesse… faire un pas dans la vie de l’autre, lui envoyer sa propre émotion. Parce que cela fait partie intégrante des échanges, mots pas forcément nécessaires quelques fois.

 

C’est sûr, tout s’est amorcé dans mon enfance et c’est fort probablement ce que je me suis engagée à travailler en venant ici. Ici, sur la Terre. Ici, dans cette famille spécifique que j’adore et que je kiffe. Ici, en France. Ici dans la campagne au milieu des champs et des poiriers. Ici. Spécifiquement ici. Au milieu de Ce cercle et de ce qu’il dégage…

Ici j’ai été l’admiré, clairement. La nénette aux bonnes notes, au travail scolaire remarquable, la nénette bien vue des camarades parce que ni extravagante ni extrêmement timide. La fillette bien aimée et encouragée dans le moule de la gentillesse, et sans conscience dans la tradition du refoulement, de la non-expression. J’ai subséquemment beaucoup enfouis. Pleuré en cachette et ri face aux membres familiaux. Je ne racontais pas ma vie à mes amis, j’écoutais profondément la leur. Je riais, m’enjouais, admirais. J’étais la nénette avec qui jamais aucun conflit ne naissait, et c’était très bien, très bien ainsi. Très bien ainsi.

En parallèle j’étais assoiffée d’originalité, je l’admirais cette originalité. Je comprenais tout le monde. Les malheureux, les troublés, les affirmés, mais pas les cons. Enfin si, l’empathie jaillissait aussi parfois devant ces êtres qui souffraient et qui insultaient le monde pour se faire « du bien ». Puis les insultes fusaient effectivement, contre le garçon un peu plus gros que tous les autres, contre l’élève studieux et aussi contre celui qui ne connaissait pas tel ou tel mot. Contre celui qui ne levait jamais la main car il flippait, contre celui qui la levait tout le temps parce que s’engager le désennuyait, ou simplement l’aidait à apprendre et s’investir. Même les chaussures certaines fois sont méprisées, comme par exemple la prof qui « porte des chaussures d’ado », ou la prof encore qui « manque d’autorité ». J’aurais pu leur crier à ces gens, de fermer leur gueule, concrètement, réellement. A la place j’étais très gentille, alors c’est moi-même qui fermais ma gueule. C’était plus simple, c’est vrai. Aujourd’hui je n’encouragerais personne à agir ainsi. Parce qu’ainsi c’est à soi-même qu’on inflige toute sa colère et sa rébellion.

C’est incroyable comme, jeune, dans cette traversée où nier le questionnement est encouragé, nous sommes pour la plupart si calmes ou au contraires si déjantés de façon troublée, c’est-à-dire en voulant faire passer des messages aux structures, avec un comportement qui ne respecte finalement ni l’humain ni soi-même. On ne nous apprend pas à nous respecter, ou alors on le fait mal. On nous encourage à briller avec une seule définition et des critères spécifiques à « briller ». Être comme ci, ou comme ça, mais pas simplement comme soi. Ça on ne connait pas. Le problème du système éducatif réside, dans ma propre conception des choses, dans le fait qu’un supérieur s’adresse à un groupe, à une troupe. Ainsi, tout le monde doit agir pareil. Et pendant ce temps-là, le talentueux comique n’a pas le droit d’honorer sa dynamique rigolote, la créature introvertie n’a pas le droit de se développer dans une activité plus discrète telle que l’écriture ou le dessin, et le cancre de la classe, lui, est à chaque fois rabaissé alors que sa façon de s’exprimer, telle qu’elle est, est très très loin d’être anodine. D’ailleurs, rien que le concept de classe me gène : il signifie réunir un ensemble d’élèves du même âge. Et pourquoi ne pas mélanger les âges ? Cela serait tellement plus inspirant et propice à la croissance de chacun ! C’est quand même révoltant cette manière d’agir de façon à inviter à l’oubli et à la stagnation. Ne pas penser, ne pas s’éveiller, ne pas s’émerveiller, cacher ses émotions, ne pas, ne pas, ta gueule sinon.

 

Pssst, Si toi aussi tu souhaites te débloquer et quitter certaines crasses, dans le lâcher-prise et la chaleur de la bienveillance, cette retraite dans un chalet au milieu les montagnes de Haute-Savoie -Portes de l’Abondance, bien entendu- et guidée par Marie Guibouin est faite pour toi. Depuis hier, l’évènement Deviens qui tu es existe aussi sur Facebook !

 

 

Émerveillement,

 

 

Christelle GuibouinCréatrice de Sons et de Mélodies, Créatrice des pensées nouvelles, Circulatrice des énergies et Régénératrice de la Vie.

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