SUR LE CHEMIN

Lettre N°3 : Guéris-toi s’il te plait

Je ne parle pas de cancer, de tumeur, de psoriasis ou que sais-je encore… même s’ils peuvent complètement être compris dedans. Dedans quoi ? Je parle de quelque chose de bien plus profond, de plus facilement dissimulable. Je parle des blessures de l’âme.

Pour être franche, je pense que ce qui est à sortir doit être libérer (émotions) et ce qui est à affronter doit s’affronter. La vie ne laisse rien passer et c’est pour ton bien, le bien de tous, l’évolution positive. On parle souvent de la mort comme un bon débarras, la fin de tous les problèmes. Ce que je pense, c’est que si tu n’as pas réglé dans cette vie-ci ce que tu as à régler, tu reviendras te confronter à ce que tu aurais cru échapper.

Toutefois bien souvent, la vie te rattrape et ne te laisse pas fuir éternellement ce que tu dois affronter. J’entends que c’est difficile, mais ce n’est pas impossible. J’entends que cela peut mettre mal-à-l’aise et très inconfortable, mais passer par là est inévitable et, pour le coup, vaut mieux tôt que tard… Que tard, à un moment où tu ne t’y attends pas, à un moment où les effets de circonstances seront amplifiés à une puissance très élevée, où les ravages seront indéniables et remarquables…

Guéris-toi s’il te plait. Sinon tu t’amputeras (toi-même et le monde !) de l’être profond et formidable que tu es.

Guéris-toi s’il te plait. Sinon tu transmettras la blessure à ton enfant.

Guéris-toi s’il te plait. Sinon tu laisseras s’échapper haine et colère dans l’atmosphère, contre ton gré.

Guéris-toi s’il te plait. Ou tu attireras à toi des créatures qui, par effet miroir, te feront resurgir tes blessures confortablement enfouies.

Guéris-toi s’il te plait. Sinon tu vas grossir, développer une tumeur, perdre tes dents ou que sais-je encore…

Je sais bien. On ne sait pas toujours tout ça. On a souvent été admiré pour notre “force” , notre pouvoir surhumain à endurer tout ce qui se passait sur notre route. A s’étouffer. A encaisser et à cacher automatiquement. A faire le solide, celui pour qui rien ne sensibilise. On a été incité à se la fermer. On n’a pas toujours été écouté et soutenu.

Aujourd’hui, s’il te plait (je t’en prierais presque), prends le pouvoir sur toi-même. Pour ton propre respect, celui de tes proches, et du Vivant dans son intégralité.

Regarde-toi face à un miroir, admet que tout n’est pas tout lisse, que c’est visible même, malgré toi. Admet que tes troubles de comportement sont le reflet d’un mal-être masqué. Admet presque que ton bouton sur ta joue traduit quelque chose que tu n’as pas digéré.

Je pourrais, à raison ou à tord, donner un sens à tout. Mais attention : réfléchir c’est bien mais psychoter c’est pathologique…

Aujourd’hui je ressens tristesse et frustration car je suis face à l’éruption d’un volcan qui voulait se croire éteint. Un volcan un peu étrange, un volcan lourd et blessé…

Je t’invite à guérir, vraiment.

Je m’invite moi-même à guérir.

Avec tout mon Amour.

2 Comments on “Lettre N°3 : Guéris-toi s’il te plait

  1. Je pensais que tu faisais une pause sur ton site, mais dès que j’ai vue cette article je me suis mise à le lire car le titre ” me parlais ”. Je trouve que tu as beaucoup de courage pour écrire toutes ses articles, tu as énormément d’inspiration. Bisous! Ta petite sœur qui t’aime ♥

    1. Merci Grand !!! Je veille à écrire de façon fluide et coule de source. Si je me prend la tête j’évite 🙂 J’espère que les mots qui ont suivis le titre ont résonné en toi également, je t’aime petite soeur <3 <3 <3

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *