SUR LE CHEMIN

Je m’appelle Christelle et je suis une Déesse

[Ce qui suit a été écrit hier, dans le train, vers six heures du matin.]

 

Bonjour, je m’appelle Christelle et je suis une Déesse.

Mignon, n’est-il pas ?

 

Qui dit Déesse dit “Lois”. Et, plus encore que l’Amour, j’évoquerais le Respect, car de mes sens l’Amour ici… sur Terre Gaïa, n’inclut que très rarement le respect.

 

Salut, je me prénomme Christelle, ici on a une carte d’identité et des papiers quand on naît. Les blouses blanches écrivent notre poids, notre taille, nous mettent même un bracelet autour du poignet, et notre maman (idéalement par son sein) nous donne à manger pour assurer notre survie. Honnêtement ça fait du bien, c’est rassurant tout cela, après le traumatisme de l’atterrissage “Chakra racine sous le nombril”

 

Moi je vois trouble, les autres me regardent et commentent la forme de mon corps, de mes jambes, de mon nez. Ils la comparent à des tonnes d’autres gens, je ne comprends pas cette attractivité… et ils me tripotent, je suis douloureusement détachée de ma mère pour passer dans tous les autres bras. Et on me crie, aussi, dans les oreilles.

 

Ah oui parce que quand on arrive ici, on a un corps. Une forme organisée fonctionnellement et visiblement. On met des trucs dedans, du solide ou du liquide ou de l’air. On est gros ou on est petit, on est même fille ou homme selon ce qui se montre sous nos jambes.

 

Du coup, à première vue on est très vite assimilé à notre sexe. Le corps en dit beaucoup là-dessous en grandissant (plus besoin de regarder là-dessous).

 

Et moi, je viens de chez toi, de monde où l’on n’est pas identifié à notre intensité de pilosité… puisque nous n’en avons pas. 

 

Les gens ici, ont l’air d’être ignorant face à leur caractère androgyne. Ils s’affirment fièrement homme ou femme, en s’inscrivant dans des codes comportementaux et esthétiques propres à leur sexe. Leur vie semble dépendre de ce qu’il se passe là-dessous, et pourtant ils passent leur temps à cacher l’œuvre. Tu crois qu’ils ont un problème ?

 

 

Bonjour, je m’appelle Christelle, j’ai 19 ans depuis la description passée, depuis la dernière vécue.

Et je suis là.

 

À toi qui me lis j’ai des trucs à te dire. La vérité c’est que je ne trouve techniquement pas mes crayons dans mes sacs et que le plus pratique pour moi dans ce train est d’écrire sur mon portable. Merci portable. Alors j’ai choisi de m’adresser à mes lecteurs et lectrices (ah oui aussi, ici y a l’art du mot, et eux aussi dépendent du sexe porté par les corps visibles).

 

 

On m’appelle Christelle et quand j’ai re-su.. re-compris que le Divin est en moi même ici… et que, surtout, je me suis connectée sincèrement et intimement à lui, je me sens quelque peu inadaptée.

 

Je ne sais pas ce que, les gens, ils veulent.

On parle de LIBERTÉ et on ne définit pas clairement ce qu’elle est.

On parle d’AMOUR à foison et il est encore moins clairement déterminé.

 

Je m’appelle Christelle et, comme tous ces êtres incarnés je m’invente des problèmes. Oui. C’est drôle hein ?

 

Woaw…….. (note : là, je réalise ce que je viens d’écrire).

 

 

En plus, je m’appelle Christelle et je ne sais pas si tout ce que je vais dire est juste.

 

Je n’ai rien fumé, j’ai bu de l’eau du puits et mangé des pommes ramassées dans leur arbre sous la pluie.

Je me suis levée tôt, possible que je sois un peu fatiguée.

 

 

Et quand je vois ce monde, je plante. Comme un ordi. Tu sais quand tu veux ouvrir une page et que t’as le temps de faire un footing, de passer la serpillère, goûter et prendre ta douche avant de resaluer ton ordi.

 

J’ai l’impression aussi que les gens ici veulent être heureux. Et là tout devient bordélique. Ils ne savent pas ce que c’est d’être heureux, ils assimilent cela à des cadres. Stéréotypiquement ils assimilent cela à l’alliance, le couple, la famille, et éventuellement un peu de piscine le mardi après-midi.

 

Mon Cœur est fendu tout les jours. J’ai l’impression à la fois de regarder de façon détachée, tout en faisant les mises à jour et constater que ce n’est pas logique, que dans ma tête idéalement, ce n’est pas ça que je devrais voir. Que les gens mentent. À eux-mêmes, aux autres. Qu’ils sont aussi capables de n’aimer que leur proches. Que la faim dans le monde ne les préoccupe pas, ni les viols, ni l’esclavage…

 

Je me demande quelles sont leurs priorités et si elle est globale ou non.

 

 

Et moi dans ce monde où les humains se croient “Terriens -t’es rien” je ne me respecte pas toujours. Je choisis parfois de me plier, “je serais mieux appréciée”.

 

J’ai envie de M’en Foutre littéralement de fond en comble du fait que tu m’apprécies ou non, que tu me regardes ou non, que tu me soutiennes ou non.

 

Et là tout de suite j’entends quelqu’un dans ma tête qui me dit que je n’assume pas mon incarnation.

 

Je te réponds qu’actuellement, ce que je veux faire de mon incarnation dans cette phase d’inspiration, c’est de réincarner le divin dans chacun.

 

Le divin c’est quoi ?

Je ne dis pas qu’une vie unique suffira. On en a déjà fait plein, puis on a oublié.

Regarde un enfant et tu verras le divin. La pudeur n’est pas là, c’est un premier exemple. Quand bien même dans cette autre dimension nous aurions un corps, il ne serait pas vue telle une honte. J’en suis sûre.

Divinement aussi, l’énergie se trouve à l’intérieur de soi. Je ne nie pas que oui, effectivement nous sommes un bout du tout… et en même temps le tout, et caetera. Et qu’en définitive l’extérieur est aussi l’intérieur.

 

Hum, ok. Et si je te parle de valeurs. Tous les êtres ont ils vraiment les mêmes valeurs ? Ont-ils vraiment réfléchi à celles-ci ? Lesquelles nourrissent-ils ? C’est en ce sens que chaque énergie est unique donc distinguable et propre à chacun.

 

Être dans le processus d’incarner sa divinité n’est pas devenir si perché qu’envolé. C’est fouiller dans nos crasses et noirceurs. C’est communiquer avec notre passé et comprendre en quoi il peut nous en influencer, et choisir ce qu’on en fait. C’est admettre sa Lumière et son Ombre, conscientiser son intégrité. Ça ne signifie pas culpabiliser de ne pas atteindre “la finalité”, cela signifie CHEMINER et AVANCER. Ça signifie devenir un guerrier activé et non pas le beau paisible passif qui fait plus de violence qu’autre chose. Parce que ne rien faire est la plus grande des violences, bibiche.

 

Trop de gens sont éteints dans le sens où leur implication pour la justice n’existe même pas (du tout).

 

Rien n’est tout mal ou tout bien, et là n’est même pas la question ! Je crois que nous sommes là pour comprendre tellement : par nos erreurs mais aussi ce que nous comprenons d’elles et des souffrances qu’elles ont pu engendrer.

 

Allez salut.

 

 

Christelle Guibouin – Créatrice de Sons et de Lumière

One Commnet on “Je m’appelle Christelle et je suis une Déesse

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *