SUR LE CHEMIN

Je ne fais pas de Musique (en fait).

Ben non, oups. Je ne fais pas de musique.

 

Pourquoi ? Encore une histoire de mot, de terme utilisé, de substantif.

 

La dernière fois que j’ai dit à quelqu’un que je faisais « de la musique » -pour simplifier-, il a entendu « tube de l’année », « des milliards de vues », et « célébrité ».

 

Cela t’étonnera peut-être, mais faisant partie de ceux qui ne visionnent pas la télé allumée, je n’écoute pas, non plus, la radio. Depuis peu, je me réconcilie avec certaines musiques, cependant, si tu m’évoques tous tes fans avec leurs titres, il est fort probable que je n’ai la connaissance que de 10% de ceux-ci, environ.

Et c’est exactement pareil, voire encore plus prononcé, lorsqu’il s’agit de film. Ce n’est pas le sujet ici, même si les musiques de film existent aussi 🙂

 

Alors je reprends mes termes. Parce que les réponses que l’on me fait, finalement, sont la conséquence de ce qu’on entend de ma bouche.

Je ne fais pas de musique.

Je joue de la flûte et sors du son de mon corps, de la voix. Je ne fais pas de musique ET cela n’est PAS un paradoxe.

 

Mes créations sonores n’ont pas la moindre visée de faire danser. Ou peut-être, ce qui danse et remue se situe à l’intérieur, au sein du corps, et dans les énergies.

Je ne sais pas, je ne vois pas tout cela. Ceci est de l’ordre du ressenti et tu es la meilleure créature pour me dire si une danse intérieure opère ou non lorsque tu m’écoutes.

J’aime beaucoup le mouvement du corps. Ça, c’est toujours d’actualité et je crois que ce n’est pas prêt de me quitter. Sauf que la visée de mes œuvres flûtée et sonore n’est pas de danser.

 

En fait, le son, de la plus haute importance qu’il soit, on peut dire qu’il s’agit d’un accessoire.

Si l’humain n’aurait pas la capacité de produire le son et d’entendre, j’aurais utilisé un autre moyen, un autre médium.

Un autre moyen pour t’inviter à méditer.

Un autre moyen pour t’inviter à te poser.

Un autre moyen pour introduire tes œuvres, tes partages.

Un autre moyen pour éclairer l’énergie.

Un autre moyen de t’inviter à un moment pour toi et tes rêves.

Un autre moyen de t’inviter à l’introspection.

Un autre moyen d’éclaircir les blocages lors de tes processus et élans de création.

Un autre moyen de libérer et de transparaître ta puissance, ta flamme intérieure.

Un autre moyen de créer ton espace, ton atmosphère à toi, ta bulle propre.

 

Voilà. Alors je ne fais pas de musique.

Et tu sais quoi, ce que je fais dans la vie, au plus simple : c’est être moi.

 

Et si tu ne comprends pas, je t’invite à être toi, aussi (t’es toi !). Sans t’autoriser à écraser les cheminements d’autrui.

 

T’es une étoile, un soleil, une flamme.

La plus grande des transparences et de libérer ce feu de ton intérieur vers l’extérieur, avec également sa fumée noire en conséquence : l’un ne va pas sans l’autre.

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Christelle GuibouinArtiste du Son, et des Corps

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