SUR LE CHEMIN

Je ressens la bise comme un viol mécanique…

Ben oui, honnêtement, t’as kiffé TOUTES les bisettes qu’on t’a fait ? Le souhait, il était profond ? Et l’acte conscient et mémorable ?

Des dernières bises que j’ai réalisé, je me suis pour la plupart forcée. je n’avais PAS envie.

Ou alors je l’ai fait mécaniquement, pour ensuite me sentir complètement ridicule. Je me suis même déjà énervée suite à une bise, tellement elle a su se montrer vide. C’est honteux, c’est quand même dingue.

 

Et puis la bise, c’est un contact ! Un contact intime qui effleure les peaux. C’est par la soi-dite “politesse” qu’on va tripoter les joues de tout le monde comme ça, sans réfléchir ? C’est comme balader un nouveau-né dans cinq mille bras alors qu’il a juste envie et besoin d’être collé à sa mère pour faire Unité.

La bise, c’est par excellence, également, l’action représentant le fait que notre nourriture énergétique se trouverait à l’extérieur de soi. En effet, chacun à Son énergie donc, par le contact et les échanges -même non physiques, non directs- cette énergie se libère : elle est envoyée et reçue. Je ne suis pas sûre que ce soit toujours égal. En fait je suis sûre, sûre du contraire.

 

La bise est imposée dès le plus jeune âge, sinon on te qualifie de “mal-poli.e” ou de “pas gentil.le“. La bise n’est pas naturelle, car par nature nous sommes unité et c’est en Nous que nous allons priser l’énergie, notre lumière, notre enfant Intérieur.

 

Et dans le brouillard du prendre tous ces autres, aïe,

je suis ce mélange de tous ces autres, étouffée.

 

 

J’ai besoin de me connecter à Moi. Pas envie d’être inconsciemment dans le bordel de multiples auras. J’ai déjà ressenti chez moi cette “hypersensibilité de l’aura” si je puis dire, elle se manifeste notamment par l’impossibilité de créer avec quelqu’un à côté (même si je kiffe ce quelqu’un) ou encore le pétage de plombs lorsque je suis pendant longtemps dans un appartement :O. C’est assez impressionnant.

Est-ce que c’est un trouble ou est-ce un véritable signe de santé ? Est-ce que cela doit se modifier ? La solution est de jouer avec, je pense. Parce cela ne doit se transformer en fardeau, et en toute honnêteté, si un ami me ferait la confidence que je viens de faire, j’aurais tendance à lui dire que c’est LOGIQUE.

 

Ma Lumière Divine, mon Étincelle Intérieure, je l’ai déjà senti de façon puissante, épanouie et lumineuse. Et si chacun d’entre nous connaissait Sa Propre Puissance… imagine un peu la Magie. Si chacun d’entre nous arrêtait d’aller chercher constamment à l’extérieur de lui-même et d’être approuvé par ses proches. Nous ne sommes pas nos proches, nous sommes personne d’autre que Notre individuation propre et unique, irremplaçable et Originale !

 

Nous réunissons en nous, chacun et chacune, cette DIVINITÉ… Pourquoi ne pas la solliciter ???

 

 

OUI c’est dur. Parce que nous ne sommes pas allée à l’école pour apprendre cela, parce que nos parents n’ont pas forcément conscience de cela.

Si le problème réside dans la non reconnaissance d’autrui (je pense, une peur énorme chez la plupart d’entre nous, une peur qui nous dirige si nous n’en avons PAS conscience ou si nous la laissons nous diriger), le manque d’approbation (again), alors réfléchissons un peu, avec recul : les êtres qui poufferont sur nos confidences et notre Lumière, engageons-nous, maintenant, à les regarder en face avec tout notre amour (même si sur le coup, l’amour faut aller le chercher…), acceptons Leur individualité et Leur présent à eux et demandons-nous : est-ce que SA vie (ce moment-là en tout cas) nous fait suffisamment palpiter et kiffer pour qu’une approbation de SA part soit signe de validation ? La réponse est Non, peu importe l’Amour OU l’Attache qui existe avec cet être.

 

La seule validation de nos actes se trouve en notre propre intérieur.

 

 

Tout cela pour dire, que nous pouvons dire non à la bise. Non à la bise automatique pour nous respecter nous-mêmes. C’est mon chemin actuellement. J’ai déjà positionné cette affirmation à une première personne, qui a laissé se libérer un rire un peu paralysé, puis un air déçu ensuite. Ce que je comprends… le fait est que nous avons chacun un chemin unique, une sensibilité unique, un vœu de compréhension et un attrait à la décision uniques… Uniiiiiquueeee 🙂 Ce qui fait que, parfois, certaines rencontres sont bancales dès le début. Hum, interesting.

 

Le fait est, également, que l’amour en société et en ce moment, est de façon considérable véhiculé et exprimé par l’affect. Je n’ai rien contre l’affect, mais l’Amour est avant tout le respect. Et je trouve personnellement cela trop acquis d’aller tripoter chaque visage voire chaque corps. C’est surtout le cas chez les bébés et les enfants de la part des adultes, mais pas que.

Je ne suis pas contre les câlins à proprement parlé, en revanche je suis pour le refus de ces derniers si le souhait n’est simplement pas là.

 

Je suis parfois éveillée d’une colère d’incompréhension, stupéfaite et ébahie (j’utilise plusieurs mots pour décrire mon état de façon davantage concise…) lorsque j’apprends quelque chose et que je me dis que la planète entière devrait en avoir conscience. Là, en l’occurrence, je suis passagèrement fâchée face à la non prise en compte de l’individualité énergétique de chacun, ainsi que face à la banalisation de ses mélanges. Voilà.

 

 

Et toi, comment vis-tu les bisettes automatiques ?

Se résument-elles, pour toi aussi, à des viols mécaniques ?

 

 

 

 

Christelle GuibouinCréatrice de Sons et de Mélodies, Régénératrice de la Vie, peut-être.

 

 

3 Comments on “Je ressens la bise comme un viol mécanique…

  1. Quel bel article Christelle, délicat et porteur de sens. Je suis tout à fais d accord, notre corps dans son intégralité nous appartient. Accepter ou refuser c est la liberté.
    Un superbe état d esprit 😊

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