SUR LE CHEMIN

Le Polyamour

Ce matin, je me réveille, suite à plusieurs jours de cogitation, plus ou moins consciemment sur ce propos-là : le polyamour.

Parce que je me suis demandée pourquoi tous ces automatismes. Pourquoi quand on est enfant, on nous demande qui sera notre Prince Charmant ou de qui serons-nous la Princesse… de la même façon qu’on nous demande quel sera notre métier de toute la vie. Et je trouve cela triste, absurde, dommage, insignifiant, peu trop “moulant”. C’est comme si nous nous faisions entrer dans des tunnels sombres et étroits -et en plus, droits et linéaires ! Incompréhension.

Alors dans ma tête ce n’est pas si simple, de remettre en question ce qui est si mécanique chez la majorité, de remettre en question et de se tourner vers un propos source de nombreux préjugés (méconnaissance, et oui).

Et je comprends pourquoi je me définis de Nouvelle, pourquoi je me sens faire partie intégrante du Monde Nouveau. Un jour Marie m’a dit : “Nous ne changeons pas le Monde, nous sommes le Monde qui change.” Et cet exact. Je comprends également pourquoi je me sens détentrice d’un message fort et puissant, d’initiation à ce Monde qui est Nouveau… invitant à la Connexion A SOI, puis exposant des principes, euh… et bien : Nouveaux !

 

Classiquement, nous avons deux parents mariés : un homme, une femme.

Classiquement, il est bien vu si nous sommes une femme, de trouver un homme qui nous corresponde, et le même jusqu’à la fin de nos jours. De la même façon si nous sommes un homme, de trouver une femme qui nous corresponde, et d’y être fidèle jusqu’à la fin de nos jours (ouais, il semblerait qu’on doute davantage de la “fidélité” des hommes que de celle des femmes).

Bon déjà, là, sont exclus les attirances homos – dont je fais partie et c’est pourquoi je me sens si touchée, et Donc que j’appuie sur ce fait-là. Mais je la vis bien, ne t’en fais pas  😉

 

Y a quand même quelque chose que je trouve de malsain dans le mécanisme des relations amoureuses qui, pour moi (et tu le sais déjà si tu as lu cet article), n’ont PAS pour visée de devenir des relations. L’Amour est Énergie avant d’être Engagement, je crois.

 

L’Amour est Énergie avant d’Être Engagement, je crois.

 

Je trouve cela triste que, dans un premier temps, une “relation” amoureuse qui ne dure pas toute la vie soit considérée comme un échec, et, pire, une frustration à l’origine d’un douloureux manque et j’en passe.

Le terme de relation, dans l’Amour, ne me va pas.

 

Nous vivons dans un groupe, nous élevons et grandissons avec des créatures inspirantes, de référence, et qui nous accompagnent individuellement, chacun, dans le parcours de notre vie. Ok. Nous sommes bien entourés idéalement, chaleureusement et dans l’amour de la vie ! Ce qui me rend triste (encore), c’est le comportement suivant : beaucoup de créatures passent de ce troupeau familial dans le lieu familial, à l’union de couple dans un lieu plus restreint -ou pas, mais voilà. La solitude entre les deux n’existe pas, et à mon sens elle est aussi précieuse que Nécessaire… Beaucoup je pense, ne se connaissent pas seuls, et je suis blessée pour eux :O (No Panic, c’est le coup de la réalisation, je vais m’en remettre).

 

Le polyamour n’est pas qu’un dogme religieux. Paraît-il que ce serait une faculté individuelle d’être attirée soit “romantiquement“, c’est-à-dire émotionnellement, sensationnellement, et-ou sexuellement vers plusieurs personnes à la fois, dans la même période de sa vie.

En vrai, personnellement encore, quelque chose me dit que tous en sont capables et que cela est arrivé déjà à plus de créatures que l’on ne l’imagine, mais ce qu’il se passe, c’est que l’engagement relationnel en duo avec un pacte exclusif ferme les portes et les flux et, donc, la totale-liberté. On parle alors d’infidélité, d’irrespect, d’instabilité, voire de “cochonneries”, hum. Je ne suis pas d’accord, et toi ?

 

J’ai été de ces femmes, il y a peu, -clairement peu, même- qui m’imaginais avec une autre femme, celle du restant de ma vie et avec qui nous continuerions de grandir ensemble, avec liberté et fusion dans le même temps. Mais aussi exclusivité (ah, paradoxe !). Mais une partie de moi trouvait que cela clochait. L’attachement, la possession, le règlement (si j’écris “les règles” tu vas probablement penser aux autres) et, finalement, où se trouve notre individualité et qui est-elle dans un couple si lié, fusionné et soudé ??? Car dans ce cas les termes de possession et d’appartenance sont là. La majorité du temps passé aux côtés que la même personne, sans détachement, la plupart de nos pensées en lien avec elle, et des dépendances dans les décisions de vie, qui vont avec. Ouch, qu’est-ce je ne pourrais pas m’affliger cela ! Pas aujourd’hui 😮 (et ce n’est pas dans mes visées) Et comme je crois que nous faisons ce que nous voulons dans la vie, tant que nous l’avons décidé, et bien les règles sont désormais absentes. Bref, dans ce type de relation, donc, il y a une notion de donner son corps et son intimité à une créature exclusive. Le gros fail, c’est que cette créature ce n’est même pas nous-même, dommage…

 

Je ne sais pas pourquoi j’écris tout ça mais je dois l’écrire. Ces pensées doivent être posées sur papier et libérées. Ces pensées doivent être lues car elles existent et je ne suis certainement pas la seule humaine à avoir cette vision, cet angle de réflexion et de sensations.

Je ne sais pas non plus si le titre correspond à cet écrit, tu me diras ce que t’en penses si l’envie te prend.

 

La seule fusion et unité qui doit exister est à mon sens, celle entre toi et toi. Celle entre moi-même et moi-même. Celle, aussi -je ne le renie pas et qui existe plus partiellement (ça dépend des moments de la vie), celle entre une mère et sa création 🙂 -je ne sais pas si je m’exprime bien.

 

Avec Amour !

Christelle Guibouin

Artiste de l’Âme, du Corps et de l’Esprit

Artiste du Son, Flûtiste traversière, Compositrice

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