SUR LE CHEMIN

Libère tes émotions !

Libère tes émotions !!!!!!!!!! S’il te plait.

Parfois c’est tout réfléchi, ou à peu près… : je les cache, je les refoule. C’est trop m’exposer, à moi-même et aux autres. C’est trop cacher le voile et cacher ma sensibilité. La colère, la joie, la peur, la tristesse… Autant d’émotions qui, refoulées, s’imprègnent dans chacune de nos cellules et, simplement, y restent. Les refouler, ce n’est pas y échapper mais les garder au chaud pour qu’elles ressortent de plus belles, plus violemment qu’elles ne seraient apparues si elles étaient libérée immédiatement.

Je vois chez d’autres créatures que des dogmes sont tellement ancrées, et ce dès le plus jeune âge, que le mécanisme de refoulement est intégralement inconscient.

Pendant longtemps on nous a appris à étouffer nos émotions, ce qui est à l’origine de nombreux dégâts. La vie n’échappe pas à mettre face à nous ce que nous sommes capable d’affronter pour grandir, croître, apprendre et évoluer. Se placer face à nous-même, face à la connexion à notre corps : notre sensibilité.

Je n’ai pas de contre-exemple. Qu’on le veuille ou non, nos émotions expulsées nous reviennent toujours en pleine face, en plein cœur. Pour moi, qui ai refoulé longtemps ma sensibilité, je considère qu’elle est essentielle à prendre en compte sérieusement, immédiatement, consciemment et respectueusement. Ce n’est pas une tare d’être sensible, touché et émotif. Ce n’est pas honteux de crier, de pleurer, de rire. J’ai traversé le “monde du refoulement” vers le “monde de l’avancement” grâce à une maladie qui m’a mise au défi de me recentrer vraiment sur moi pour comprendre et considérer, apprécier les messages reçus par mon corps, mes comportements face à certaines situations, ce qui me frustrait ou, au contraire, m’élançait. Tout se trouve dans le mot : la maladie aide à exprimer quelque chose que nous avons du mal-à-di(r)e. J’ai dû me regarder dans la glace et admettre que la vie, je la vivais pour moi, que j’allais me surpasser moi-même et que pour cela, j’allais devoir traverser des dunes émotionnelles. Libérer. Exprimer. Laisser s’échapper ce qui m’intoxiquait, ce qui m’emprisonnait. J’ai dû vivre pleinement une maladie pour cela. Le monde du refoulement m’a fait perdre la conscience et la remise en question, il m’a soumise à une voix plus forte que moi pendant un temps, la voix de l’anorexie qui me guidait sur le chemin de la mort. Alors même si dans l’article dans lequel je décris Deux mondes… de façon très neutre, je t’invite avec tout mon amour à expérimenter l’avancement. Car s’exprimer c’est bon pour la santé. S’exprimer mène au bonheur, vraiment. Je remercie même cette maladie vécue pleinement pour m’avoir fait prendre conscience de l’importance, la nécessité qu’il est d’Être soi plutôt que de se cacher sous les dogmes de la normalité et de s’y perdre…

J’apprends que la vie, c’est un pacte fait à soi-même. La concurrence et la peur du regard ou du jugement d’autrui ne devrait pas exister.

J’honore les pleurs, les rires explosifs et entiers, la colère qui fait rougir ou encore les cris d’une peur réelle. Laissons vivre nos émotions en nous exprimant librement. Ceci est un pas en avant vers la compréhension de nous-mêmes et du monde.

Tant que nous avons le choix, c’est à dire lorsque nous ne sommes pas au bord de la mort (c’est quand même dommage d’attendre ce summum), exprimons-nous, vivons librement. La vie n’échappe pas à nous mettre face à soi à un moment donné. Nous sommes là pour apprendre et pour avancer vers notre Moi profond. Je pense.

Je suis surprise à chaque fois qu’on dit à un enfant, et même à un adulte, d’étouffer l’expression de ses émotions parce que “ce n’est pas grave” et puis, de toute façon il en verra d’autres. Et des biens pires ! Je suis choquée face à la conception du genre de phrases “ne t’énerve pas pour ça” ou encore “oh non ne pleure pas“. Effectivement on ne nous a pas appris à s’exprimer, on nous a même retiré notre spontanéité. Nous pouvons la retrouver !

Moi même j’ai du mal et j’y travaille. C’est comme se mettre à nu. J’ai la fâcheuse habitude de me cacher pour pleurer, ou de m’excuser suite à un rire trop expressif, trop entier. C’est absurde, je le sais. J’y travaille et cela s’améliore ! Je me surprends également mal-à-l’aise lorsque j’exprime l’étonnement, inquiète de sa réception. Est-ce que l’autre ne va-t-il pas se sentir “agressé” ou “honteux” suite à l’expression de cette émotion ? Et puis c’est tellement inhabituel de s’exprimer… Finalement c’est presque celui qui reçoit l’émotion de quelqu’un qui, dérouté, ne sait plus quoi faire et tente de la tuer. La vagues, c’est toujours secouant effectivement.

Mais l’expression des émotions est tellement puissante en terme de solidarité et de soutien. En plus de les libérer, accueillons également celle de notre entourage. Les émotions ont également le pouvoir de nous laisser gérer une situation, ou de nous apaiser. Les émotions sauvent et nous aident à prendre des décisions. L’étonnement fait avancer, par exemple. L’émotion exprimée renforce les liens relationnels et humains, unissant deux ou de nombreux êtres dans l’amour et la bienveillance.

Libérons nos émotions. <3

 

Amoureusement, Christelle.

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