SUR LE CHEMIN

Ma peur de l’autorité ou la petite fille qui observe les mondes d’un regard (très) silencieux

Coucou toi, cher.ère lecteurice ! Aujourd’hui je te partage un peu ma vie, mon évolution 🙂

.

Mon portable s’est éteint ! Alors que j’écrivais un post instagram de vraiment vraiment badass bien bien. Donc je repars ici et ce sera très bien.

.
 
J’ai un problème avec l’autorité.
Je dirais même que j’ai un traumatisme face à l’autorité.
 
Et j’ai vu les deux : le avec et le sans autorité.
 
 
Au sein de ma famille je choisissais par moi-même. J’étais encouragée ou invisibilisée. Mais j’étais là, toujours davantage confrontée à moi. Je me demandais et m’apportais de l’aide à moi-même, j’expérimentais par moi-même, je vagabondais ou alors me mettais la pression à moi-même. OK. Il n’y avait ni de bien, ni de mal : il s’agissait simplement du chemin, sur la vie.
Puis en parallèle il y avait l’école et, j’ai vite compris qu’il fallait être d’une certaine façon pour ne pas éveiller de remarques avec lesquelles je n’étais pas du tout à l’aise, ne pas confronter une critique, un mépris et j’en passe.
 
Alors avec mon œil silencieux de l’intérieur, j’observais. J’observais en silence et  m’adaptais à merveille, à l’emprise que pouvait avoir sur moi ces autorités. Je répondais à leur demande de manière parfaite, alors ainsi je pouvais passer… partout.
 
Il fallait répondre à des milliards de dogmes que tu connais déjà : un métier bien tortueux qui était ma solution la meilleure pour checker les horizons de manière discrète et les assimiler plus ou moins.
 
J’ai assimilé, ancré, testé, bien à fond : déconnexion de mon corps en croyant le gérer, hyperactivité physique et cérébrale, coupure de ma vie sociale et solitude (*bah oui si on parle en classe t’es pointé.e tu doigt direct*), modérément de sport, modérément de manger, modérément de un peu de tout jusqu’à presque rien du tout. Bon, c’était le gouffre de l’anorexie qui m’a soutenue à tester cela avec intensité.
 
Et quand je me suis réveillée, non non non je ne me suis pas arrêtée d’observer.
 
En revanche, quelque chose de nouveau est alors né : je pouvais sentir véritablement, dans mon corps, ce qui était juste et ce qui ne l’était pas.
 
Des phrases, des mots, des gens que je croise, des expressions dégagées je… sentais dans mon corps alors, comme des électrochocs. De la colère, de la sidération, une envie de rejet, un sentiment d’injustice. Et aussi, de la joie, de l’attirance, de l’intérêt, de l’émerveillement et de la gratitude.
  .
  .
Et aujourd’hui (et je remercie Réflexion Faite d’avoir évoqué cet état dans sa vidéo « Je n’ai plus peur du viol »), je me surprends souvent être, la plupart de mon temps, en état de sidération. J’entends la sidération comme un état d’immobilisme, de tétanisme, de paralysie.
 
Je regarde, je vois, et je me sens si aberrée que tout est bloqué. Je pense que cet état peut être dangereux et nous laisser expérimenter des choses dont on pourrait réellement se passer. Je pense qu’il est capable de nous laisser nous faire manquer de respect au plus au point, de violer nos valeurs, notre corps, notre intimité. Et je pense aussi qu’il est important de savoir qu’il existe, et de se pardonner des fois où l’on a pu être dans cet état-là. <3, Avec Amour et Dans l’Amour.
 
Et je crois dans l’inconfort que je dois me réveiller, me dire que l’autorité n’existe plus si je décide de la mettre égale à moi, et à tous.tes.
L’autorité n’est qu’une image, qu’un symbole que l’on attribue à certain gens. C’est comme tout.
Et c’est un symbole très puissant qui fait que son absence peut réveiller en nous, je pense, une toute autre posture.
Je m’explique :
Moi, des gens que je mets sur un pied d’estal ainsi, comme des chefs, des maîtres, des supérieurs, des dirigeants enfin bref –même qu’avant c’était les hommes aussi mais c’est réparé, je crois #dailleursjaitoutécritaumasculintriensdonc – fait que je me cloue le bec en leur présence, tétanisée, donc, avec cette immense croyance bien ancrée qui dit que « le plus grand a raison ».
  .
.
Et s’il n’y avait pas de plus grand, ni de plus petit ?
Et si nous étions toutes et tous sur le même niveau de l’échelle, avec chacun un rôle spécifique et ses particularités ?
  .

  .
  .
Woaaaaaaaaaaaaaaw #ArcEnCiel #DAmour

.

.

Christelle Guibouin

FEMME DE LA NATURE

Corps et Sons de Vie
 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *