SUR LE CHEMIN

Ma vision du couple

Il fût d’un bel après-midi, je me réveille (oui, non, je ne me réveille pas que le matin, « je me réveille ici signifie : une connexion s’établit dans mon cerveau). Et tout d’un coup je trouve la notion de couple absurde.

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Il faut dire que je pars de loin, et que même si je ne voulais pas m’y attacher ou l’admettre, il y a quelques mois de cela, je voyais le couple comme on en donne l’image à une petite fille de quatre ans : là c’était avec une femme en l’occurrence que je me voyais, mais tous les autres points sont similaires. D’abord, UNE femme, UN seul être, unique, exclusif, avec qui je pourrais partager ma vie. Alors non, il ne serait pas ma moitié, il y aurait cet équilibre entre parfois l’osmose et d’autres fois l’indépendance. Mais encore une fois, un seul être, dans la même habitation, dans le même lit, et idéalement pour la vie.

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La connexion s’est faite certainement parce que j’avais demandé à ce qu’elle se fasse. Tu sais que je suis en constant questionnement sur des milliards de sujets, donc ce n’est pas anodin non plus. Du coup je ne suis pas tombée dans les pommes, c’est ok.

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Puis je me suis demandée :

 

« D’où vient cette idée de quête d’un être dans sa vie, le seul être avec qui on pourrait vivre une sexualité, partager un lit, une maison et des enfantstout ça d’un coup en plus :O ? »

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« Et puis pourquoi le même lit ? C’est dangereux non, c’est grave ? Car si dormir est le seul moment où l’on se connecte vraiment à SOI, hum… j’aimerais bien le faire toute seule 🙂 »

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« Et pourquoi des promesses de mariage ? Parce que moi, je ne sais pas si demain j’aurais encore envie de te parler, et il se peut qu’un tourment soudain se fait dans ma vie hein, je te préviens juste. »

 

 

 

 

Je trouve cela, à l’heure actuelle donc dans mon présent à moi, hyper frustrant et illogique de me dire qu’il n’y aura qu’un seul être avec qui je ferais l’amour dans ma vie, et que cet être, même si aujourd’hui, le projet de mettre au monde des enfants n’est pas, sera le deuxième parent de ceux-ci si un jour, l’envie « nous » prend……

Je trouve cela trop triste et ennuyeux et vraiment chiant et contraignant de me dire que tous les soirs à la même heure, j’irais au même endroit retrouver la même personne, cet être à côté de qui je me suis réveillée le matin-même.

Et je trouve même cela source de se perdre soi-même, de se fondre au moins partiellement à l’autre (ce qui est inévitable je crois, lorsqu’on passe la majorité de son temps avec quelqu’un, le même quelqu’un), et donc d’arrêter ou de freiner vraiment trop dangereusement son évolution, son élévation quoi.

Et puis ce n’est pas parce que je fais l’amour avec un être que je veux être en couple avec.

Et puis ce n’est pas parce que je fais l’amour avec un être, que si soudainement l’envie me prend d’élever des enfants, ce sera avec cet être/que cet être.

 

Et puis si un jour l’envie me prend d’expérimenter le couple, ma croyance actuelle est que ce sera passager. Et en même temps, je trouve l’idée d’exclusivité vraiment prisonnière.

 

Quoi qu’il en soit de ta vérité à toi de ton présent à toi, moi je crois que la nature de l’être humain tend vers l’androgynie et qu’elle vient d’un monde androgyne, et donc que la sexualité est très très loin de n’être qu’une histoire de deux sexes qui s’accolent l’un contre l’autre.

Donc je crois que de base, nous naissons ou nous sommes en tout cas portés à être « pansexuels* ».

*définition de pansexuel/panromantique : attirance sexuelle ou romantique indépendante du sexe de l’autre personne.

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Tu sais, j’ai l’impression d’accuser la planète entière en écrivant cet article, parce que je remets en question le couple. Sache que je ne remets pas en question qui tu es mais une structure mise en place qui, je crois, est contraire aux lois de la vie…

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Je sais que des couples parviennent à évoluer à la fois individuellement et ensemble. Je crois par contre toujours que ce n’est pas l’optimum, mais c’est de toute façon ce qui est de mieux pour l’instant p et tu peux être fier.ère de toi si tu, vous a.vez réussi à créer une relation de couple portée à l’évolution 😉 (et si tu te di que tu t’en fou de l’évolution, tu n’es pas au bon endroit :/ )

 

Je vais te dire un secret : moi quand on me dit « couple », je voix des chaussettes. Donc deux chaussettes similaires qu’on se met aux pieds, qui ces derniers sont toujours côte à côte.

 

 

Y a plein de trucs qui ne sont jamais dits et qui sont directement associés au couple, notamment l’exclusivité. Il me semble même que c’est à partir de là que les cathos ont obligés les maris et les femmes de dormir dans le même lit, pour être sûr que ni l’un ni l’autre aille explorer la vie avec quelqu’un d’autre pendant la nuit.

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Les conséquences de cela, ce sont les frustrations sexuelles, et donc les viols, l’inceste, la brutalité.

Et puis aussi le fait de souffrir car l’attache dans un couple est si forte que quand elle doit se casser pour le bien de l’humanité toute entière, y a la phase souffrance dont on pourrait bien se passer non ?

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Désolée de t’avoir choqué.e, je comprends, mais c’est la réalité (de mes yeux à moi en tout cas…). Et en même temps no panic, il a bien fallu que ça arrive pour qu’on le voie et comprenne cette absurdité !

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Bref, (je ne suis pas du tout rassurée et j’écris très lentement, mais ça doit sortir, donc je laisse).

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Du coup moi, ma perception des choses, elle est sans barrière.  Sans cadre, sans structure.

La vérité c’est qu’il n’y a aucun cadre hormis celui que l’on s’impose, choisi ou non, en conscience ou non.

Donc je ne suis pas du tout contre le fait d’expérimenter certains cadres.

Et puis si on le rempli de vérité et de transparence, ça devrait y aller large.

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En fait je pense que quand on remet en question la sexualité, on remet forcément en question le couple et vice versa –ce n’est pas un vice.

Parce qu’en gros, dans l’inconscient collectif si j’ai bien compris ce qu’il se passait, c’est que quand tu dis « je suis en couple », ça induit « j’ai trouvé quelqu’un avec qui m’endormir et sexer ». (et peut-être que ce n’est pas l’inconscient collectif et que c’est juste ma tête, mais je crois pas)

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Et puis c’est tellement réducteur… je ne comprends pas comme on peut s’imposer cela ou ne pas capter que ça ne marche pas ?

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Christelle Guibouin

 

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