SUR LE CHEMIN

Mon alimentassiette, et ses effets, et… sa réalité.

La connaissance du fonctionnement physiologique du corps humain est à mon goût trop peu mis en avant. Quelqu’un qui ne cherche pas ne saura pas. Et cela fera des dégâts sur sa santé, sur sa capacité à se relever, sur la stabilité de ses humeurs.

Manger sain, par exemple, diffère “d’un cerveau à l’autre”. Et quelque par, c’est une notion évolutive et individuelle puisque nous partons sur des bases franchement faussées, et quelqu’un qui grandit et qui fouille verra ses besoins alimentaires changer.

On nous a appris qu’un repas était composé d’une entrée, d’un plat chaud, du pain (en France en tout cas), du fromage ou autre produit laitier, puis un dessert, idéalement un fruit pour la touche finale. C’est ce que j’ai suivi pendant longtemps.

Les entrées : salade de crudités, ou pizza ou friand froid, ou macédoine, ou toast… des images de ce genre.

Le plat : un bon steak de viande ou du poisson, un peu de sauce et d’épices pour le goût !… des céréales cuites, des légumes cuits.

Et je pense que déjà, là, pour certains cet accès peut se montrer difficile. Et quand je repense aux restaurants scolaires ou que je vois sous quelle forme les légumes se vendent ou se présentent parfois… je comprends ces palais qui n’ont absolument aucun attrait pour les plantes, les racines, les fruits. Et une gratitude immense rejoint mes racines, les valeurs de l’assiette et de la terre que m’ont apporté mes parents. Merci encore. Pour de vrai.

 

Il y a plusieurs stades dans l’évolution de son rapport à l’assiette, à son corps, son intégrité, et la Terre… et le ciel si je puis dire, aussi !

Ceci est un chemin.

 

Ensuite, par une compréhension plus large du monde actuel, j’ai intellectuellement compris que les animaux sont des vies à eux tous seuls, capables de ressentir l’amour, la souffrance de la séparation maternelle, la douleur, la peur… etc. Et j’ai su qu’en plus de cela, leur chaire n’était pas digeste pour l’humain.

 

Il y a donc l’étape qui suit : celle du végétarisme. Les chaires animales ne vont ni dans l’assiette ni dans le corps. Et l’obsession des protéines est toujours là car la peur d’en être carencé est bien véhiculée (bien que sans restriction alimentaire, il est très difficile d’atteindre un manque de cette molécule). Alors on a remplacé les chaires animales par autre chose : une combinaison de trois quart de céréales et d’un quart de légumineuses (les lentilles, les pois, …). Souvent, un excès compensatoire de fromages, et quelques œufs de temps en temps font classiquement leurs effets.

 

Et puis on apprend autre chose ! Comme la vie est chouette ! On prend conscience que “oh, mais pourquoi du lait alors que je suis adulte ? et pourquoi le lait d’un animal qui, en plus, pèse une tonne (souvent) et moi… bien moins !” Et le corps, pareillement, n’est pas constitué pour digérer le cacalcium du lait de ces belles vies.

 

Alors il existe dans une troisième étape, le régime végétalien. Et là : ni chaire ni produit animaux tels le miel, le lait, la gélatine, etc. Ce qu’on m’a dit à moi, souvent, c’est “bah il reste quoi ?” et ce que j’aime simplement répondre, c’est “tout le reste”. Et l’horizon de l’alimentation s’élargit. On découvre les graines (quinoa, chia, lin, chanvre), les algues, on s’amuse à créer son lait végétal, on croque des oléagineux et on kiffe sa vie. Et le besoin supplémentaire de vitamine B12 vient pointer son nez de la bouche des diététiciens. Cette vitamine se trouve dans le jaune des œufs et les animaux sont piqués de plusieurs conneries affreuses puis de la B12.

 

Et puis again, autre prise de conscience, on fouine ce bogue sur la vitamine B12, parce que c’est illogique de devoir en être supplémenté hors de l’alimentation “naturelle” qui n’est peut-être pas si naturelle que ça, en fait. La B12 se trouve dans les plantes en quantité suffisante. Sauf que monsieur glugluten qui se trouve dans les pâtes et le pain au blé empêche son absorption. Voilà ce que j’en sais, sur ce qu’il se passe physiologiquement.

 

Et je sais, je sais que la nourriture idéale à la physiologie du corps est la suivante : du cru x10 000.

 

 

Mes exigences personnelles, mes incompréhensions et mes compréhensions… puis aussi et surtout le refus d’adhérer à des compléments PARCE QUE je sais que s’en passer est possible, fait que je respecte peu les étapes.

 

Voilà ce que je mange, et comment je le mange :

Je mange quand j’ai envie. En testant quelques jours le saut du petit déjeuner, j’ai su faire naître un rapport plus détaché et plus sacré (ça crée) à l’alimentassiette. Je peux donc me passer de manger plusieurs heures durant.

Je bois de l’eau et des infusions, des boissons à l’amandes que je prépare moi-même et, parfois, des jus de légumes et de fruits maison.

Je ne consomme pas de tofu et ne souhaite pas (du tout) en manger.

Je mange beaucoup de fruits, principalement des pommes, des bananes, des raisins… et bientôt les kiwis d’octobre !

Je mange des légumes du jardin crus, et cuits. Je mange des carottes, de la salade, des poireaux bientôt, des tomates, des courgettes, les concombres l’été, des choux bientôt aussi, des betteraves.

Je rajoute du poivre parfois. Jamais de sel, je n’aime pas son goût.

J’ajoute parfois de l’huile et je fini les bouteilles de vinaigre déjà ouvertes, dans mes crudités. j’y ajoute des graines aussi, et des herbes.

Parfois je mange des céréales avec gluglu. Je ne consomme pas du pain ou alors très exceptionnellement.

Je consomme très peu de pommes de terre car elles me font mal au ventre et me rendent épuisée tout l’après-midi, avec une envie de sucré quelques heures après les avoir mangé.

Je bois du lait de coco vendu en brique par alpro aussi, et j’adore !

Je crois avoir développé une addiction au cacao en poudre (sans susucre) et aux fèves crues telles quelles.

Quand j’ajoute du sucre, c’est du sucre de coco.

Quand y a plus de fruits à la maison, je mange un pot de confiture maison (prune, fraise, ou rhubarbe) entier à la cuillère, ou de la compote (pomme ou poire ou prune avec du cacao des fois dedans).

Je mange très peu raffiné.

Je mange du riz, du quinoa, des légumineuses (jardin aussi, merci !).

Je mange des oléagineux de temps à autres, et rarement des agrumes car je ne sais pas d’où ils viennent et comment ils sont traités, les minets.

Parfois je fais des crêpes ou des pancakes.

Parfois je n’ai pas faim et parfois j’ai faim (et c’est depuis le saut du petit déjeuner que je sais faire la différence).

 

 

Je t’écris tout ça car je me rends compte que je suis dans l’erreur. Et beaucoup de gens pensent que je mange de façon très modèle -il suffit que je bois pas de café et ne consomme ni pain ni beurre… et je suis un modèle.

Je ne suis pas un modèle car je ne respecte pas vraiment les étapes. Dans mon idéal, je ne me nourris pas de lumière (dernière étape) mais en revanche, je suis très détachée de la nourriture, je mange des fruits en abondances et des légumes aussi. Et puis je m’amuse avec le cru, principalement le cru.

Sauf que la réalité n’est pas toujours (pas toujours) telle !

La réalité c’est que je ne fais pas tout, par exemple, pour absorber le fer alors que je sais comment faire : je ne mange pas d’agrume et il paraîtrait pourtant que ça aide.

La réalité c’est que j’ai arrêté la B12 il y a quelques semaine et je me tâte à reprendre un complément.

La réalité c’est aussi que je décide d’aller consulter une naturopathe car je suis profondément presque certaine que les diététiciens ont de très (très) mauvaises bases d’apprentissage.

Parce que, cher corps, je n’ai pas l’impression de te respecter en t’offrant tout ceci et de cette manière-là.

 

La physiologie me passionne. Les réactions du corps face à ce qu’on lui offre m’impressionnent, m’intriguent et me tiennent à cœur.

Nous pouvons, en tant qu’être humain, nous passer de nourriture solide. C’est vrai, ça existe, c’est possible. Cela demande de passer de nombreuses étapes, notamment celle du sérieux et actif travail sur soi, en profondeur pour quitter ses crasses.

2 Comments on “Mon alimentassiette, et ses effets, et… sa réalité.

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