SUR LE CHEMIN

Mon Éthique Globale

Je suis une jeune fille de la campagne, qui a vécu proche de la Terre dans une ferme. Mon père était agriculteur et ma mère faisait de bons gâteaux suite à son expérience en pâtisserie. Je suis alors très sensible à la saisonnalité puis au goût des fruits et des légumes. Les poireaux, les poivrons, les citrouilles et potirons, les laitues, les différents pois, les racines telles les radis, betteraves et carottes, les pommes de terres également, les blettes, la rhubarbe, les mûres, les fraises et puis les prunes… les courgettes même ! et les concombres… les poires, les pommes… la liste est splendidement longue et pourtant ce sont d’autres produits comme le café, le thé, le cacao, les patates douces, les avocats et les bananes qui sont mis en avant. Je passe le riz, le blé, le maïs dont la production est aussi excessive qu’abbérente… Je passe aussi beaucoup d’autres êtres vivants. J’ai eu cette opportunité de cueillir une part de mon petit déjeuner, l’été dans des arbres, ou ma salade de crudité dans le champs potager. Merci papa. Merci maman.

Bon, j’avais aussi du Nutella dans mon placard et j’étais fan… et le jour où mon médecin ma dit que, hum, il vaudrait mieux que je privilégie les pommes au goûter, j’en ai pris un joyeux plaisir !!! Croquer la vie à pleine dent.

Je suis un peu la chercheuse du manger sain, la chercheuse de sens dans tous les domaines.

Mon père était agriculteur et je buvais du lait de ses vaches… un jour j’ai entendu cette phrase : “Nous sommes la seule espèce à boire du lait adulte, et en plus celui d’une autre espèce que celle à laquelle nous appartenons.” Cela m’a interpellée. Bon après, le gars a dit que le lait de chèvre c’était okay, va comprendre la logique (même si je sais aujourd’hui que la protéine du lait n’est pas assimilable pour notre merveilleux organisme). Enfin bon, j’en suis venue à goûter et à littéralement apprécier les boissons végétales, jusqu’à vouloir les faire moi-même. Alors j’ai cherché sur Internet, et je suis tombée sur ce riche blog où la vérité, aussi claire que je l’attendais, se présentait généreusement à moi.

Alors oui dans ma campagne, “à la ferme” où j’étais proche de la Nature, j’étais également très proche du Vivant. Du vivant animal semblablement heureux, qui voyait le jour, mangeais de l’herbe et de la salade, marchait dans un spacieux endroit et puis chantait leur langage… j’en était presque fière, moi ! Mais parfois je sortais de ma campagne et j’entendais des faits réellement atroces qui se faisaient aux animaux. Aux animaux “de l’assiette” j’évoque ici. Je voulais savoir comment tant de gens pouvaient avoir connaissance d’actes si horribles sans faire en sorte de les éviter, et même en les sollicitant ! Alors sur le blog Antigone XXI j’ai trouvé à la fois des explications concises de ce qu’on ne nous dit pas sur les conditions de l’exploitation animale, et puis des solutions applicables quotidiennement dans tous les aspects de notre vie. Merci !!!!!!!!!!

Mais moi j’étais fière “du poulet de notre poulailler qui voyait le jour et qui paraissait heureux” …jusqu’au jour où je vois un des lapins dans sa cache, totalement en malaise éprouvant une douleur considérable à son oreille. Il était agité, il criait, pleurait. Alors je cours voir ma maman, qui semblait peu étonnée et qui m’a dit toute rassurée “il mange”. Et là j’ai compris. J’ai compris la démarche d’exploitation. Le poules POUR les œufs et la viande, les lapins POUR la viande, les vaches POUR le lait et la viande … … … Je ne pouvais tolérer. Leur bien-être, on s’en foutait, ce qui comptait c’était le rendement.

Alors petit à petit et grâce aux partages en ce sens que je pouvais trouver sur Internet*, je m’informais. Je m’informais sur les faits cachés mais aussi et surtout, finalement, sur ce que je pouvais faire à mon échelle pour valoriser autre chose que ces atrocités réelles. Et puis une phrase m’a interpellée, elle disait que manger végétal était possible pour l’humain. J’ai continué mes recherches, et puis les informations était suffisamment ahurissantes pour supprimer mes désirs de produits animaux. Ni dans l’assiette, ni dans les vêtements, ni dans les cosmétiques, ni dans les activités. C’est la définition du véganisme, un terme que j’apprécie peu pourtant.

J’apprécie peu le terme de véganisme pour la connotations que l’extérieur lui apporte : des droits et des interdits. Alors que le véganisme pour moi, traduit un mode de pensées suffisamment assumé pour déborder dans mon mode de vie et puis chacune de mes actions.

Ce terme m’a longtemps permis de pouvoir m’identifier sans expliquer les choses pendant des heures, c’était plus simple. Et pourtant je ne me considère pas végane quand je porte mes chaussures nike rouge.

Le monde de l’animal comprend pour moi aussi l’humain. Et je ne peux comprendre pourquoi nous, les Occidentaux bien vêtus, nous pouvons nous permettre d’investir de notre argent dans la mort de ceux qui se détruisent pour nous fabriquer un tee-shirt trop cher à cinq euros, ou nous vendre tous ce qu’ils ont comme le café et bien d’autres produits dont on pourrait largement se passer et qui, pourtant, font l’utilisation quotidienne de la plupart des… des français en tout cas. Je ne comprends pas ce fait d’ôter la précieuse culture de quelqu’un à l’échange de quelques centimes. Pour qu’ils vivent ? Pourtant c’est leur vie qu’ils nous vendent alors cela me paraît incohérent.

Considérer le vivant à l’échelle humaine, c’est aussi, pour moi, l’inviter à se connecter à sa profondeur. J’entends par là son Enfant Intérieur, son âme, chacun des sens de son Cœur, son Intuition, et lui donner les clefs, les principes pour une énergie de Feu et le respect de tous, toi compris !

Puis, récemment, j’ai constaté que cela allait plus loin : je ressens une unicité véritable entre chaque être, comprenant même les brins d’herbes. Je ressens vraiment la vie et la fragilité de chacun à la vue d’un bourgeon une d’une loche qui traverse un chemin doucement.

Je suis émerveillée et je choisi de nourrir d’amour le vivant florissant car c’est possible.

Ce choix demande d’intégrer de nouveaux principes qui soient respectueux de soi-même d’abord et puis de ce Précieux Vivant intégral. Cela demande une réadaptation à la vérité, une transition qui se doit de respecter le rythme de chacun. Tout ne se fait pas du jour au lendemain, et pourtant, c’est facile 🙂

Je te souhaite de te connecter à ta profondeur ainsi qu’à l’entièreté de ce qui t’entoure. Je te remercie de m’avoir lue jusque là.

Avec tout mon Amour. <3

5 Comments on “Mon Éthique Globale

  1. Je suis très sensible au animaux, je suis attachée à eux, mais pourtant je ne suis pas Végan ou Végétalienne… Et je ne pense pas pouvoir y arriver, j’aime tellement le FROMAGE 😛 , le CORDON BLEU… ♥♥

    1. Pour moi, les souffrances qui leur sont faites (et je comprends l’humain dans “les animaux”) dépasse la notion de goût.
      Le plus important est que tu sois en accord avec toi-même, merci beaucoup pour ce retour !!!

  2. Je comprends tout à fait ta vision et en même temps, je n’ai jamais vu papa maltraiter les animaux.
    C’est le fruit de son travail qui a permis de nourrir toute la famille. Je trouve ça beau l’énergie qu’il a déployé pour que nous ne manquions de rien.
    Je partage ton point de vue sur l’abattage industriel sans Âme. C’est pour cette raison que je privilégie le circuit court.
    Je mange encore des produits animaux et le débat n’est pas évident, car comme tu le mentionnes si bien, dans l’inconscient collectif, le véganisme est bourré d’interdictions alors que ce n’est pas Cela, ça va beaucoup plus loin, c’est un État d’Esprit.
    Je pense que c’est à chacun de trouver ses propres réponses et d’écouter son corps en premier. Je chemine avec Cela en ce moment. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas s’auto-flageller et être tolérant avec soi-m’aime aussi. C’est ce vers quoi je tends pour le moment. J’aime l’idée de consommer local et de d’aider les maraichers et agriculteurs indépendants à développer leur activité. Je ne sais pas si c’est une tendance à la mode ou un terme reconnu, je dirais que je suis flexitarienne.

    1. Merci Marie pour ce très beau témoignage !!!! Je partage complètement ton point de vue sur la tolérance que l’on doit entretenir avec soi-même, chacun peut agir à son échelle et il s’agit bel et bien d’un parcourt, d’un cheminement comme tu dis et non pas d’un claquement de doigts. L’importance de l’intention est véritable elle aussi et je ne doute pas sur le fait que papa travaillait à la ferme par amour pour sa famille.

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