SUR LE CHEMIN

Née dans les roses d’un champ de légumes

C’est facile, pour moi.

 

C’est facile pour moi, car c’est comme si le mythe d’être née dans les choux ou dans les roses était vrai.

Je me suis nourrie au sein de ma mère, merci maman. Ensuite, des compotes, des tomates, des potages de légumes frais à vingt mètres de la maison. Vingt mètres, pas beaucoup plus.

Je connais les saisons, du melon, des radis, des pommes de terre, des courgettes, des concombres, des pois, des petits pois, des haricots, de la rhubarbe aussi, des artichauts, des choux, des poires et des pommes, des fraises, des prunes, des framboises, des myrtilles… C’est l’une de mes plus grandes richesses, et je crois profondément que ce lien à la Terre est essentiel. Pas que pour les enfants d’agriculteurs, pas que pour les habitants de la campagne, pas que pour les initiés de la green food. Pour tous. C’est essentiel.

Tes cellules sont nourries d’où tu vis et de la vie que t’y met. C’est simple.

Ma maman a cuisiné avec passion. Je me souviens des tomates ou courgettes farcies, des saladiers géants de carottes râpées ou de riz, des poêlées de légumes en tous genre, et de tout ce qu’on fait avec des patates. Le dimanche, c’était midi-frites-poulet devant Walker à la télé, tous les frères et sœurs réunis.

En grandissant, en m’informant, en élargissant mes connaissances sur le monde et ce qu’il se passe, j’ai décidé d’éliminer la viande de mon assiette. La prise de conscience principale est là : les animaux sentent et ressentent l’amour, la douleur, la colère… et l’humain peut se passer de les manger. A la maison, c’est mon papa qui tue ces êtres qui deviennent viande. Je ne le blâme pas, rare sont ceux capables d’effectuer cette étape nécessaire pour qui veut consommer animal. Je le respecte même si je ne comprends pas.

 

Je remercie quotidiennement mes parents pour cette plus grande valeur, directement ou indirectement. Je les remercie pour cette approche et ce lien très solide avec la terre et ce qui y naît. Merci.

 

Récemment, j’ai lu un post sur instagram, et j’ai pris conscience qu’il ne suffisait pas, pour tous, de comprendre intellectuellement ce qui est bon ou mauvais pour notre corps, l’humain, le vivant et l’environnement, afin de ne choisir que le bon, essentiellement.

Pour moi c’est facile parce que mon enfance n’a pas été nourrie de Twix ou de Macdo, ou alors si rarement que pas assez suffisamment pour m’attacher, m’intoxiquer, m’accrocher et me rendre accro.

 

Ce serait mentir que de dire que je n’ai jamais apprécié le goût des hamburgers ou sandwich dans les fast food, ce serait mentir si je disais que je n’ai jamais apprécié les glaces, les sucettes et autres conneries du genre. Je kiffais ces carambars aux caramel, les malabars géants et colorés qui m’amusaient, le Nutella sur la brioche ou à la cuillère. Or, la plupart du temps et merci encore papa et maman, les repas un peu plus fat de la semaine étaient des repas faits-maison, des gâteaux faits maison, des crêpes, des gaufres et leur confiture ou gelée faites-maison. Je suis si émue à l’écrire… Et je suis souvent sidérée de rencontrer des gens qui ne connaissent pas le poireau ou les feuilles d’épinard. Parce que je voudrais que ces connaissances et cette appréciation du végétal local et non local, soit accessible et honorée.

 

C’est facile pour moi dans la pratique, cet été par exemple l’invasion de courgettes, de concombres et de prunes était au rendez-vous : facile alors d’en consommer et de s’amuser avec. Mes attaches aux épices, aux sauces, aux œufs ou aux fromages… n’existent pas. Mes attaches aux céréales disparaissent, et je sais encore apprécier les saveurs d’un légume cuit.

Aujourd’hui je tiens à l’engagement qui va suivre, je ne sais pas comment je vais faire et peu importe : je m’engage à participer à rendre accessible les fruits et légumes au grands public. Par des connaissances, des infos, des idées de cuisines sans chichi et succulentes.

 

Je n’ai jamais été difficile dans mon rapport au goût des aliments. Même à la cantine : lorsqu’on me proposait une assiette le savais l’apprécier en entier… sauf au bout d’un moment où c’est l’huile ou le sel qui prenait le dessus sur le goût des légumes, et j’ai compris. J’ai compris pourquoi si peu de gens appréciaient les couleurs de l’assiette. Parce que c’est plus facile d’aimer le sucre, le ketchup sur les pâtes et tous les additifs ailleurs encore. C’est un fait : c’est plus facile par rapport aux mécanismes cérébraux, neuronaux, alors nique de suite la culpabilité si elle est apparue.

 

On m’évoque souvent en face à face l’addiction au pain. Ma réponse est simple : si t’en achètes pas t’en mange pas, voilà. Tout commence par ce que tu choisis d’honorer d’abord par l’achat, et de faire entrer dans ta maison. C’est le conseil du jour, on va dire, tu peux tester.

 

Y a des faits qui existent sur la nourriture. Des trucs que le corps n’apprécie vraiment pas. Il te le fait savoir, mais sans les connaissances, tu ne peux pas distinguer le message. En revanche, sur Terre nous ne sommes pas qu’un corps… et parfois, mentalement et émotionnellement, c’est trop brusque et frustrant de se passer de tel ou tel aliment. Alors on y va progressivement, si d’abord la volonté est là. Si d’abord la volonté profonde est là.

 

Je n’atteindrais pas la dictature de l’alimentation, parce que j’insiste : l’alimentation n’est pas exclusivement assiette. Elle est aussi relations humaines, mode et rythme de vie quotidiens, environnement, activités… et chacun des facteurs est un portant, autant l’un qu’un autre.

 

Sur ce, bonne méditation et à très vite <3

 

Christelle GuibouinCréatrice de Sons et de Mélodies, Créatrice des pensées nouvelles, Circulatrice des énergies et Régénératrice de la Vie.

 

 

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