SUR LE CHEMIN

« PASSER DU TEMPS AVEC SES PROCHES »

Bonjour, j’écris. Tu le sais puisque tu me lis.

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Je savais que ça allait se passer comme ça. Je le pressentais, je l’avais vu ainsi avant même de le vivre sur le moment. Je savais.

La totalité des fois précédentes où j’ai échangé du temps ou/et des paroles auprès d’eux m’a clairement pompé l’énergie.

J’ai alors fait ma propre analyse, car dans les relations, il ne peut y avoir la responsabilité d’un seul sujet à un phénomène. Un effet secondaire corporel…

Alors j’ai fait ma propre analyse et, effectivement, j’ai un côté contrôleuse. Je ressens, je peux ressentir ta flamme et c’est génial.

Seulement, je ressens aussi quand la flamme est partie. Dead.

Alors l’empathie arrive, je ressens le mal qui ne m’appartient même pas. Cela me donne une certaine énergie que j’aurais tendance à diriger vers le contrôle l’autre comme s’il était une marionnette. Si tu es dans ce cas, sache que c’est dangereux de faire ça : d’abord pour soi. Et même pour l’autre, car en fait l’autre en a rien, RIEN à cirer.

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Donc, bon. Il y a quand même eu une surprise.

Je croyais que j’allais passer de nombreuses minutes avec eux, avant que mon retrait imminent et obligatoire fasse « toc toc » dans mon corps.

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Non, quinze secondes ont suffit.

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Des turbulences. En fait, non : d’abord un sourire intérieur face à la situation. Puis le retrait. Puis la sensation de tout ce qui bouge au sein même de mon organisme. Les frissons. Glacial. Et pourtant je me suis éloignée.

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Le temps de la bise. Le temps de voir leur posture et leurs traits vides d’expression.

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J’ai pleuré.

C’était la réalité.

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Vide.

Décousu.

Absent.

Déphasé.

Et moi je n’y peux rien et c’est devenu ok.

Et moi je n’y peux rien et je mets de côté le contrôle.

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Aucun retour sur des faits, sur des gestes ou des phrases. La question n’est pas là. Ces gens ne sont pas horribles. Ces gens n’ont pas acté directement vers moi pour me tourmenter.

Ces gens ne sont pas là.

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Je savais que j’allais écrire ceci aujourd’hui. Je m’étais vue, installée comme je le suis sur mon lit, cet après-midi de décembre. Car je savais qu’ils venaient.

Je n’aurais pas écrit cela si ça ne s’était pas manifesté comme je l’avais pressenti.

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C’est perturbant.

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Il y a donc une phrase qui est venue jusqu’à mes pensées. Le titre de cet écrit : « PASSER DU TEMPS AVEC CES PROCHES ».

Encore faut-il savoir ce que nous définissons par « proches ». Je veux bien, moi. Mais quoi ? Pour me laisser absorber, pompée, tuée ? A quoi bon ? J’ai des projets et une vie dans lesquels canaliser mon énergie, mon étincelle et ma flamme…

Proches. Liens du sang ?  Pour moi pas forcément.

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Les proches sont qui je désigne moi-même comme tels.

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Merci pour ta lecture. Peut-être t’y es-tu reconnu.e, je t’envoie vers l’article  Hypersensibles si c’est le cas, que tu apprécieras 😉

J’ai froid. Je te laisse là et tu peux commenter si tu veux.

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Christelle

 

 

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