SUR LE CHEMIN

Pendant UNE SEMAINE, j’ai séché ! (pour plonger)

Helloooooooooo comme je suis ravie de te retrouver !! Hum, tu as remarqué que j’avais un peu disparu, peut-être que non. En tout cas, moi je l’ai ressenti.

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J’ai séché pendant une semaine et tu as le droit de rire de moi -tu ne riras pas de moi si tu sais que chacune de mes phrases sont libérées par l’énergie du présent. J’ai séché et j’ai plongé.

J’ai donné mon temps à un évier, j’ai fait la vaisselle, j’ai nettoyé des frigos et servi de la soupe. J’ai raclé le sol, et le dernier jour, et bien j’ai chanté dans la cuisine. C’était dingue. En fait, j’ai remplacé un femme toute la semaine qui précède et j’ai “fait la plonge” comme on dit : la vaisselle quoi.

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POURQUOI J’AI FAIT CA ?!

Je te comprendrais bien si tu t’étonnais de cette nouvelle, car je t’ai déjà écrit plusieurs fois en affirmant solidement que le job salarié/alimentaire c’était horrible. Horrible. Le fait est que je peux affirmer un jour ce que j’infirmerais un autre jour : en fonction de mes envies, de mes besoins, de mes kiffes.

Là, j’avais besoin de voir du monde. J’avais envie, aussi, de refaire ma garde-robe (et il est probable que je te parle de garde-robe parce que mes exigences sont élevée puissance douze mille ET que le fait de se sentir resplendissant.e dans ses vêtements me porte vraiment à)coeur).

En fait c’est tout. J’avais juste besoin de cela, et je suis super-contente car j’ai découvert une ville superchouette près de laquelle se trouve une FORÊT, t’imagines ?!  Les arbres sont mes amis de l’inspiration à qui je chante mes voix !

L’ambiance était aussi dingue par la bienveillance, la compréhension et la patience des gens. C’était dans une maison de retraite, donc il s’agit d’une “constitution” (je ne sais pas quel mot utiliser tu peux m’aider si tu veux) qui m’a choquée vraiment beaucoup par ce que les résidents mangent, ce qui est GASPILLE, les “activités” qui leur sont proposées… fin bon, si je me sens embarquée je t’en parlerais.

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QU’EST-CE QUE JE RETIENS DE CETTE EXPÉRIENCE ?

Un jour, j’ai pris la décision d’apprendre de tout, de TOUT. Que chaque situation me fasse grandir et me connaître davantage, tout en connaissant aussi le monde extérieur plus finement. Dès les premiers jours de cette semaine en plonge, j’ai découvert que sans l’art, sans création, j’étais morte. Je me sentais morte, littéralement.

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Sans l’art et sans la création, je me sens morte.

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Morte quand je ne crée pas.

Morte quand je ne cuisine pas, ne mélange pas, ne découpe pas, ne cueille pas, ne découvre pas tous ces aliments végétaux, leurs couleurs, leurs grosseur, leur forme, leur goût, leur texture, leurs amis.

 

Morte lorsque je ne flûte pas ! Oh mon dieu oui, morte lorsque je ne crée aucun son rien qu’en soufflant dans ce corps et donnant naissance à ces mélodies qui font résonner mon CŒUR, mon ÂME et toutes les molécules de l’Univers.

 

Morte lorsque ma voix ne vibre pas, ne se libère pas librement, dans un champ, dans ma chambre, dans les bois, ou devant toi. Cet intérieur doit sortir, partir, m’amuser et me surprendre. Ça fait tout seul, et ça fait circuler l’énergie, me fait avancer, et me connecte à l’atmosphère que je ressens haute et divine : lumineuse.

 

Morte lorsque je ne danse pas. Danser c’est bouger, engager mon corps, saluer mes articulations et mes muscles, chaque jour. Morte lorsque je ne m’exprime pas avec les mouvements de mon corps, morte lorsque je ne parcours pas des kilomètres sur le béton, la terre et la boue, à pied, en courant ou à vélo… Morte quand je n’habite pas mon environnement en me découvrant.

 

Morte lorsque je n’écris pas. L’écriture pose ma pensée, l’étale en lignées et apaise mon souffle. L’écriture me fait me découvrir moi-même et me comprendre davantage que la veille.

 

Morte lorsque je ne m’exprime pas, par la voix en plus que par tous les médiums cités plus hauts. Morte lorsqu’un nœud OU un plein-kiffe n’est pas partagé, pour le démultiplier.

 

Morte aussi lorsque je ne rencontre pas. Et oui, tu sais qu’en te parlant j’apprends aussi sur moi.

 

 

Tu es beau. Tu es belle. Alors s’il te plait, ne meurs pas avant que ton corps n’expire…

 

Bon, voilà. C’est un écrit qui m’a été inspiré du début de la semaine au robinet. En fait je le savais, mais là, je le connais.

 

Est-ce que c’est pareil pour toi ?

As-tu besoin de pinceaux,

d’haltères

ou encore d’entourage pour ne pas te sentir plus là ?

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J’ai aussi pris conscience de mon vœu qui m’importe le plus en 2018, que je ne te dis pas maintenant… 🙂 !!!!! 😀

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Et puis j’ai appris à me débrouiller, à m’organiser, et ne surtout pas repousser à la minute d’après.

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J’ai repris conscience de l’importance d’offrir de la place à mon corps ! -je vais te faire un podcast à ce propos, tiens !

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Si tu suis un rythme qu’on t’imposes, cela m’intéresse de savoir comment tu vis cela. J’envoie des bisous au stick à lèvres à ton Âme <3

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Christelle Guibouin – Artiste du Son et des Corps

Compositrice : Flûte traversière et Voix bizarre

SoundCloud, Instagram

As-tu écouté mon podcast ici ? : La Nécessité de S’AIMER SOI !

 

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