SUR LE CHEMIN

Quand mes émotions ne sont pas reçues…

Source de l’image (Pinterest)

 

En ce moment, je suis coupée en deux.

Une moitié de moi est excitée et colorée par tous les engagements qui suivent la portée de mon message. Ce message, je n’ai pas, comme certains ont pu la trouver, cette phrase unique qui, en quelques mots, exprime de manière authentique et très concise MA mission de vie. Mais je sais. Je sais que je porte un message important (comme tous les messages), c’est un message de transition vers le Monde Nouveau. Je sais qu’en l’incarnant et en le transmettant, j’inviterais le monde réceptif à adopter des Habitudes toutes Nouvelles, dans tous les domaines de leur vie, menant à réaligner de façon intangible leur Âme, leur Corps et leur Esprit. Je sais que je perçois une dimension Globale, et que même si je n’incarne pas encore tout ce que je souhaite transmettre, j’y travaille. Entre nous, il faut savoir quand même que le but n’est pas non plus d’incarner la “perfection” à la lettre et sans écart. Sinon, le sens disparaît. Mais je sais, je sais que je ne pourrais pas parler de la nourriture du corps sans parler de celle de l’esprit, et vice versa. Je sais aussi que je ne pourrais pas parler des activités qui composent chaque vie, sans parler du rythme avec laquelle on la mène. Tout est lié. Et manger correctement à chaque instant et vivre dans un environnement où l’on est stressé à 90% du temps, cela ne fait plus sens… Il manque un bout nécessaire.

Ces derniers jours -et depuis longtemps déjà j’y pense-, je voulais écrire un article sur la communication, la libération, l’expression de ses émotions, sentiments et sensations… J’évoque souvent le caractère absolument primordial de cela, mais écrire cet article ne fonctionnait pas. Je bloquais. C’est quelque chose qui me révolte, l’enfouissement. Puis, en parallèle, l’expression de mes émotions de façon fluide et spontané n’est pas encore acquis chez moi. J’y travaille.

Tant mieux. Je veux travailler sur cela et tout autour de moi l’environnement s’adapte, écoute mon engagement, et m’offre l’ambiance adéquate. Alors même si une moitié de moi est complètement dansante et lumineuse, l’autre moitié s’avère quelque peu chiffonnée. Et ce n’est pas grave, cela ne signifie pas que je suis malheureuse. Cela signifie “seulement” que des émotions quelque peu… désagréables, doivent sortir. Libération.

Mais, tu vois, c’est un peu comme au théâtre ou plutôt lorsque je danse sur scène par exemple. Lorsque le public n’est pas très attractif, c’est moins drôle, moins entraînant, et le flux passe moins bien.

C’est pareil pour les émotions. Elle ne sont pas toujours très bien reçues et accueillies. Dans mon cas, je me suis sentie décalée et totalement absurde de vivre ma tristesse face à un autre visage, complètement distant qui disait “Qu’as-tu à faire la gueule, tout va bien !” C’est ça, ouais. Pendant ce temps-là, ma tristesse ne savait plus où se mettre, pensant alors qu’elle s’était trompée de maison.

Je veux être triste et libérer mes larmes, crier, à rougir s’il le faut. Mais que ça sorte, quoi qu’il arrive et quoi que les gens disent, s’il vous plait.

Je veux vivre ma frustration, respirer un coup profond et puis, gueuler. Ça fait du bien, merci.

Je veux être en joie, complètement excitée, enflammée, sauter dans tous les sens et sourire sans raison visible. Mais ne dîtes rien qui aille à contre-courant de mon élan, s’il vous plait. Laissez-moi kiffer, admirez-moi si vous voulez, puis laissez-vous embarquer.

Et je veux m’énerver. Enfin pas forcément en arriver là, mais plutôt que de me laisser consumer, je veux dire les choses telles qu’elles sont, dans la plus soyeuse des politesses. S’il vous plait !

Parce que, je le vois. Et peut-être suis-je un peu trop sensible face à cela d’ailleurs : dès que je ris un peu fort où que je change de couleur vers le rouge, les remarques sont de sortie !

 

Je crois qu’il est moins difficile de s’exprimer que de recevoir l’expression… Le récepteur ne sait pas comment faire, il est tout dérangé, tout décalé, abasourdi. Le récepteur se dit “Merde, qu’est-ce que je vais faire de ça, moi.” et pour se débarrasser, alors il ferme le clapet de l’envoyeur de liberté 🙂

 

Donc parfois, ce n’est pas reçu, pas compris, évité voire nié. Or, je crois pertinemment que malgré la barrière qui se trouve face à moi, l’émotion DOIT sortir. Quelle qu’elle soit, elle doit sortir et, ce, le plus vite possible (merci). C’est important, vraiment. Je crois que, personnellement, je dépense davantage d’énergie à bloquer mon flux émotionnel plutôt que de le laisser libre et sans barrière. J’admire les enfants, tous, rien que pour cela. J’admire les cris sans retenue, la couleur écarlate d’un visage peu importe qui regarde, peu importe qui ça fait chier en fait. J’admire aussi les bonds des enfants et leurs éclats de rire. Soyons un enfant, pour aujourd’hui et pour la vie. Je crois que c’est une bonne idée. Et laissons le monde s’exprimer à sa guise. Parler, s’enflammer, s’engouer, rire aux éclat et pleurer fort, ce n’est pas grave. C’est primordial et ça fait pas mal. Parler, s’enflammer, s’engouer, rire aux éclats et pleurer fort, c’est respectueux : d’abord pour soi, mais aussi pour l’autre. Imagine, bordel, cette paix qui règne en ton corps ensuite. Hou la la, je veux expérimenter cela moi aussi. Enfant, apprends-moi s’il te plaît. 🙂

C’est pareil pour la communication. Penser à la place de l’autre, ça ne fonctionne pas. Réfléchir seul ne fait pas avancer un groupe ou un couple, c’est faux. Communiquer et s’exprimer, c’est le meilleur préventif qui soit, à mon sens.

 

Donc, en définitive : quand les émotions ne sont ni reçues ni admises ni comprises de l’extérieur, alors s’en foutre. Tu ne vois rien pour un temps, tu vis ton truc, et si vraiment ça gène la foule, alors partir crier au milieu d’un champs si possible, sinon courir, faire un cours de box intensif… Aller dehors c’est une bonne option.

 

Si comme moi tu as nourris longtemps (ou que tu le fais encore) la pensée que “ça ne se fait pas” de renvoyer sa colère à l’autre, et bien c’est vrai. Ça ne se fait pas quand c’est mal fait, quand ce n’est pas assumé, clair, et net. Ça fonctionne et c’est accepté de tes amis lorsque c’est entièrement entier (et oui, j’insiste). C’est ainsi tellement spontané, tellement fluide et rapido, que le faux mouvement n’existe pas. Tu ne t’énerves contre personne, tu libères, c’est tout. Il n’y a pas d’attaque dans le processus, aucune ! C’est seulement l’expression, claire et concise de ce qu’il se passe en son propre intérieur. Des fois, nous ne savons pas, et ce n’est pas grave, ça viendra. Après

 

Fiou ! Ça fait du bien d’écrire cela ! 😀

 

 

Avec Amouurrrrr,

 

 

Christelle Guibouin

Artiste de l’Âme, du Corps et de l’Esprit

Artiste du Son, Flûtiste énergétique, Compositrice

4 Comments on “Quand mes émotions ne sont pas reçues…

  1. Waw ! J’ai senti le “Fiou ça fait du bien !” au fur et à mesure de l’article !
    Merci Christelle d’Oser ! Merci de te montrer vulnérable. Merci d’Être TOI. JE T’AIME <3

  2. Kiffe autabt que tu le peux et que tu le veux ! Continue d’aimer ce que tu fais par ce que l’émotion que tu partages fait du bien à ceux qui prennent la peine de la recevoir, tant pis pour les autres 😉

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