SUR LE CHEMIN

Quand tu me lis, tu lis…

Quand tu me lis, tu lis l’empreinte de mon pied sur le sol.

Tu lis un moment, un court instant, tu lis ce qui fait suite à plusieurs pas en amont, tu lis ce qui fait suite à des écorchures également.

Tu lis la finition. Tu lis les lignes. Tu lis l’intégrité de qui je suis devenue : là, immédiatement, maintenant. Avec ce qui circule dans mon sang : là, immédiatement, main-tenante.

Tu lis une capture de ma vie, un instant de mes sens.

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Tu lis un bout de ceux qui m’entourent, ce que j’ai pris d’eux, ce que j’ai rejeté deux.
Tu lis tout ce que j’ai traversé et ce qui m’a créé.
Tu lis tout ce que j’ai respiré, mangé, et hurlé.

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Quand tu lis mes lignes, sache qu’elles émanent d’un humain. D’un humain, humain comme toi : qui a ses doutes, ses intolérances, ses souhaits, ses rêves, et son message.
Je suis comme toi.
Je pleure comme toi. Je ris comme toi. Je sens comme toi. J’ai peur comme toi. Et j’en ai marre comme toi. J’ai de la joie comme toi. Et puis je fais du yoga comme toi !

Je suis quelqu’un qui mange, quelqu’un qui converse, quelqu’un qui ri de façon grandiose et qui se laisse parfois rougir de ses nerfs, ou rougir aussi d’inconfort.

Je suis quelqu’un de grand. Et quelqu’un de grand est aussi quelqu’un intensément déboussolé parfois. Quelqu’un de grand n’a peut-être pas de boussole, en fait… Quelqu’un de grand est quelqu’un qui voit grand, qui pense grand et qui fait grand. Grand, c’est soi. Je te le dis comme une vérité, sache que je suis actuellement connectée entre mon cerveau et mes doigts, mes yeux qui balancent entre le clavier et l’écran : je suis comme toi. Mes vérités générales sont subjectives. Ne te fusionne pas dans moi s’il te plait, analyse et fais ce qui te plait.
Je ne dis rien de vrai, je ne dis rien de faux. Je dis ce qui est moi à ce moment-là.

Je dis, je sens, j’ose, et c’est toi qui reçois, qui reçois mon amusement, peut-être parfois ma violence. C’est tout ton corps qui, peut-être aussi, reçois mon amusement avec violence (#LaNuance).
Je ne sais pas qui me lit, ni qui ne me lit pas. Je ne sais pas qui reçoit, peut-être que je ne t’écris pas.

Je ne fais pas très attention à toi, car ce sont les LED d’un écran que je vois devant moi.

Si des phrases te percutent, alors c’est à toi qu’il faille demander : pourquoi, d’où cela, comment fait-ce.
Moi je n’ai rien dit. Moi je ne suis personne. Enfin si j’ai peut-être dit, et toi tu en as reçu une bribe : celle qui a pu te toucher, toucher un point sensible de ton corps. A l’intérieur de toi, effet miroir ou contre-miroir.

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« Je me sens rien. Je ne sais pas si cette phrase est vraie, ou fausse. En tout cas c’est ce qui me vient. Or, je ne me sens pas totalement rien.
Je me sens Femme. Je me sens Voix ambulante. Je me sens Corps.

Et également, je ne me sens pas femme d’un certain âge. Je ne me sens ni ta sœur, ni ta fille ni ta copine.
Je suis juste là. Tu me vois si t’as envie, je te vois. Jusqu’à ce que nous nous quittions.

Je me sens femme.

Je me sens Voix ambulante. Je suis une voix particulière. Je me sens vibration vocale, je me sens créatrice et émettrice de sons. De sons qui transforment, bougent, chamboulent, guérissent… (ou plutôt : dont TOI peux te servir pour guérir)

Je me sens corps. Je sens mon corps, la force qui y règne, je sens son ossature et sa musculature. Je sens son ancrage et sa superficie. Je sens l’adrénaline et sa vie. Je sens.

Je ne me sens pas citadine.

 

Je me sens engagée, parfois à regarder silencieusement et longuement.
D’autres fois à dire, à libérer et faire entendre, proposer.

 

Je ne me sens pas rattachée à toi. Je peux te dire au revoir demain. Et tout ira très bien. Je me sens là, te remercie d’être là. Je me sens là entre moi, et aussi moi. Avec moi, pour moi et toi. Et aussi Eux.

Je me sens là, dans ce moment présent. A t’apporter ce qui est là, et à apprendre de ce que tu m’apportes.
Demain tout ça sera fini, je serais quelqu’un d’autre et toi aussi.
Demain nous serons séparés, et moi face à d’autres je continuerais : d’apprendre, recevoir, puis envoyer, exprimer.

Je me sens cela : je me sens entre moi, et seulement moi…

Et quand je n’aurais plus besoin de toi, je te dirais salut. »

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Ceci est un texte que j’ai écrit juste avant, et je trouve qu’il fait bien suite aux lignes d’amorce.

Sache que la vie est éphémère. Ne t’attaches plus à ton père ni à ta mère. T’es amis sont des individus à part entière, le terme amis ne définit finalement que la relation. C’est comme le terme chéri.e.
J’aurais peut-être dû écrire en « je », et finalement, qu’est-ce que je te dois ?

Je* sais que la vie est éphémère.
Je ne m’attache plus à ma mère. Je ne m’attache plus à mon père –ou peut-être que si. Mes (les…) amis sont des individus à part entière, et les chéries aussi.
Ceci n’émane que de moi. Je ne te demande pas de faire pareil. C’est mon moyen de protection à moi, ma manière d’AVANCER à moi, ENTRE MOI ET MOI.
C’est ma façon d’anticiper la mort. Parce qu’il y a deux jours sur lesquels on ne peut pas agir : c’est hier et c’est demain.

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Vivons alors Au jour d’OUI.

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Merci de m’avoir lu !!! Et je serais ravie que tu partages tes écrits ou autres œuvres en commentaires si tu t’es reconnu dans ma façon de partager : entièrement, avec leu feu et puis ses crasses.

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Christelle Guibouin – Artiste du Son et des Corps 

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