SUR LE CHEMIN

Révélations de la Voix

Je suis dans un champ d’herbes à t’écrire, accroupie.
Je me suis arrêtée devant “la fleur au vœu”. Tu sais, celle sur la quelle on aime souffler. 🙂
Le temps est silencieux aujourd’hui, le ciel à la fois brumeux et lumineux, de couleur orangée. Un chien aboie, l’horizon est large.

Je viens t’écrire sur le chant (“sur le champs, ah ah”) Mon chant du moment. J’appelle chant ici, ce qui sort avec la voix et qui n’est pas parlé, voilà tout.
Je sens que quelque chose doit sortir, par ce chant.
Je sens la peine, la colère aussi peut-être. Un mix de plusieurs sentiments et émotions. Quelque chose est là, en mon intérieur. Peut-être s’agit-il même de hurlements plutôt que d’un chant. Je sens que des larmes couleront lorsque ce mystérieux sentiment localisé en mon corps se libérera. Les larmes sont difficiles à sortir, chez moi.

Autour de moi, c’est magnifique. L’herbe est d’un vert très vivant, un calme papillon est posé sur une fleur à côté. Je suis assise sur la vie à écrire, sans pudeur.

Ah, la pudeur. Tu sais que la pudeur de la voix existe ? Lorsque je chante, je laisse soit mon mental me diriger, ou bien je rends audible ce qui se cache de profond en moi.
De même que lorsque j’entends quelqu’un chanter (après que je l’eusse invité, ah ah), c’est lorsque que le chant devient transparent, profond et révélateur qu’il est puissant.
Tout le processus est BEAU, et à mon sens, c’est un processus permettant de faire sentir et vivre à chacun, consciemment, ce qui peut intervenir dans ses élans créatifs : les pensées, les peurs, les engouements assumés ou non.

Et la pudeur est là, existante et parfois persistante.

Avant même le regard de l’autre, c’est la relation avec nous-même qui entre en jeu. Chez Nina, on dit : “c’est entre moi et moi”. C’est exactement ça.

Alors ce que je t’invite à faire, aujourd’hui -ou demain matin ;-)-, c’est de regarder ce que tu entretiens avec toi-même.
– Que t’autorises-tu à faire ? à réaliser ? et jusqu’où ?
– Quelles limites t’imposes-tu et comment, toi, te juges-tu ?

Ce qui se réveille en chant le plus souvent, c’est la Peur de sa Puissance. Parce qu’on ne connaît pas, et parce que rares sont les humains ayant eu l’honneur un jour d’avoir été invité à sortir leur son. Je parle du son venant de leurs tripes, celui qui n’est pas lisse, quitte à ce qu’il fasse mal aux tympans. La première fois que j’ai sorti mon cri de colère -il y a deux ou trois mois (!)- j’ai sorti un cri de petite fille, avec la posture ainsi que les airs de petite fille qui vont avec. J’avais 19 ans, sur la Terre.
La pudeur avec le son se compare à la pudeur liée au corps. Personnellement, j’ai une voix minuscule si je suis dans un endroit dans lequel je n’ai pas envie d’être, entourée de gens avec qui je n’ai pas envie d’être. Si je n’ai pas envie de parler, en fait, ou que je suis très peu sûre de ce que je dis. Et que la peur du retour de l’autre domine… Dans ce cas, ma transparence est absence, bridée, floutée. C’est comme avec la voix !
On nous apprend ce qui faut dire, comment le dire et à quel moment le sortir. On nous apprends à contrôler sa vie, ses émotions, ses gestes, ses paroles et ses intonations.
On ne nous apprend pas l’évolution de la voix. Le changement de voix, ce n’est pas que lorsqu’un ado mue ! Tout au long de notre vie, notre voix peut se moduler.
Et c’est pareil pour le corps : au lieu de nous apprendre à nous respecter et aimer notre vie,on nous insinue qu’il faudrait incarner les calques du “beau”. Alors, devant l’autre on se cache, se crispe et devenons malade.

Mon chant actuel est difficile. Il est douloureux. J’ai l’impression de hurler, de forcer. C’est comme si je libérais une ancienne colère, une colère que j’avais préféré enfouir au lieu de la laisser sortir. Elle ne s’est donc pas encore enfuie. Je ne saurais encore l’identifier… bien que de vagues idées me viennent.

Si comme moi tu veux créer le son avec ta voix comme moyen de chercher et trouver ce qu’il se cache au fond de toi, alors j’ai quelque chose pour toi. Par L’Abonnement, tu recevras un chant par semaine de ma part, agrémenté par des messages et exercices sur le son régulièrement. Ce sera Ta Pause pour reprendre de plus belle par la suite. <3
Si tu t’inscris avant décembre, alors tu auras une réduction de vingt euros durant les trois premiers mois !! Belle découverte par ici et contacte-moi si des questions te viennent.

Je t’envoie… une invitation à parler, crier ou chanter, Namaste !

 

Christelle Guibouin – Artiste du Son, et des Corps

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