SUR LE CHEMIN

Un Morceau dans la ville

Un Morceau dans la ville… Un morceau de moi, un morceau de flûte.
Hier j’ai passé mon après-midi dans la ville. La ville me manquait, voir des gens me manquait.
En ville, il y a des miroirs partout. Je les ai toutes longées, ces fenêtres en vitre qui reflétaient mon corps et mes vêtements qui ne me vont plus… dans ma quête déterminée de toilettes. Ouais, pour cela c’est beaucoup plus simple dans la campagne !

C’était bruyant, c’était rempli, mouvementé. Il y avait des travaux, de gros camions, des gens qui inspiraient du tabac et le recrachaient. Pas de chat, pas de chien, pas de vache. C’était éprouvant.

Un morceau de moi dans la ville a réveillé beaucoup de mon regard face à celle-ci. Je l’ai vu comme un grande cour d’école. Bon, ok, une immense cour d’école. C’était à Nantes, beaucoup d’étudiants vivent à Nantes. Mais j’inclus aussi les non-étudiants dans la cour de cette école. J’ai vu la ville comme un magazine de mode, dans lequel plein de nanas sans ventre savaient qu’elles étaient sexy. Puis je me suis dit que non, un bel humain est un humain qui va bien : peu importe la forme de son corps, peu importe s’il lui manque un membre, peu importe s’il est poilu ou non. Un humain qui va bien est au minimum un humain conscient. Qu’il fume en conscience, ok. Qu’il ait un rapport fragile avec l’assiette, en conscience, ok. Pourquoi ? Parce qu’un humain conscient est un humain dans un processus. Un humain conscient est un être vivant, éclairé, en chemin : avec la carapace de son passé et ce qu’il choisi d’en faire, que ce soit très difficile ou juste difficile, avec son présent et son acceptation, et dans la direction de son futur. Du futur de l’humanité. La conscience est le minimum. Parce que je pourrais écrire qu’un humain qui va bien est un humain joyeux, souriant, plein de vitalité et physiologiquement parfait, fonctionnel. Mais cette définition ne me va pas. Quand j’étais à Nantes hier, j’étais fatiguée, mes yeux piquaient, je n’étais pas à mon aise dans mon sous-pull moulant sous le chaud soleil, j’avais envie de faire pipi et c’était bruyant autour de moi. Ma spontanéité était faible. La conscience était là : je savais que j’étais fatiguée, je savais aussi pourquoi je m’étais rendue là. Un humain est par définition, s’il est vivant, un être en processus, en avancée. Avec ses émois, sa vulnérabilité, sa lumière. Et sa lumière est toujours là. Chez l’humain qui va bien, une flamme gigote et règne à l’intérieur. Et c’est Cela le plus important, c’est cela qui passe avant toute autre chose. Avant toute chose.

Et je me suis assise sur un banc. J’ai croqué dans une pomme parce que je n’avais plus d’eau, merci la pomme. L’endroit était spacieux, je me trouvais sur la place des Machines de l’Île.
Et je me suis rappelée de ce qui m’avait porté là, avec en amont toutes les péripéties qui auraient pu m’en empêcher. J’étais au milieu du bruit, du bordel, du brouhaha. Et ma mission était de créer le silence, la paix et la douceur.

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Au milieu du capharnaüm de la ville, ma mission était de créer le silence.
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J’ai sorti ma flûte. Je l’ai regardé, je ne l’ai pas accordée, elle sonnait bien, à ma convenance. J’ai sorti du son silencieux, dans mon cocon, quelque peu timidement. J’ai créé une bulle, une bulle de silence, une atmosphère de douceur. J’ai fait naître un nouveau flux, je dégageais mélodieusement un souffle nouveau, et l’oxygène devenait pure, lumineuse. Cela me faisait grand bien, à moi dans un premier temps. J’ai joué cinq minutes, un morceau que tu peux retrouver là.

J’ai joué cinq minutes sur un banc au milieu du brouhaha urbain. Les machines, les discussions, les tramways, la ville.

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Dans la ville, créer sa place demande un engagement considérablement plus fort qu’au milieu d’un champ où l’espace est déjà là, ample et dégagé rien que pour soi. Il est facile de s’y perdre. Tout simplement parce que tout est déjà plein, les énergies arrivent de multiples univers et de diverses sources. Les gens traversent, marchent, roulent : ils évoquent quelque chose, apportent du nouveau rien que par leur présence, parfois aussi leur regard. Ceci est une véritable attraction, et y a du tri à faire ensuite. J’aurais pu rester des heures sur ce banc à regarder ce qu’il se passait devant moi, silencieusement. Sans hurler cette fois, sauf probablement intérieurement certaines fois.
Dans la ville, tous les dogmes sont écrits, de toute part. Ils ne s’évitent pas, il suffit d’être dedans, au milieu, et d’ouvrir ses yeux. Et si je faisais la roue sur le passage piéton, que je m’allongeais sur une place bétonnée, ou que je faisais mes besoins dans un parc, aucun de ces actes ne passerait inaperçus. Aucun ! La ville est beaucoup plus engageante et éprouvante.
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Et puis j’ai embrassé mes racines dès mon arrivée “au bercail“. A mon retour j’ai pris conscience du caractère indispensable de la terre, des arbres et du gazon. J’ai apprécié respirer au milieu du silence, n’entendant qu’une voiture toutes les demi-heures ou presque. J’ai revu défiler toutes ces fois où j’ai chanté ouvertement, seule au milieu des bois, librement. J’ai remercié les étoiles visibles de la nuit, le fin croissant de lune à qui j’ai souri, puis les horizons de ciel orangés du crépuscule. La vie se passe dans la campagne… Ma vie se crée en campagne. [retrouve ici mon post instagram de l’arrivée]
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Et si toi tu es urbain(e), alors comment le vis-tu ? Je peux t’offrir des sons de flûte et de ma voix sous la résonance d’un vaste pré, que tu pourras écouter durant ta balade dans un parc. Retrouve ici ce qu’est L’Abonnement et participe à l’Aventure activement avec moi. L’aventure qui me permettra de créer et d’offrir un son de qualité à tous mes clients, tous les donateurs : cela se passe à partir de ce lien que tu peux partager à foison, la contribution est totalement libre à partir de cinq euros ! C’est grâce à ton implication que je pourrais t’offrir encore plus de valeur.

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Merci infiniment 😀
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Et si tu n’as pas suivi mon histoire de création du son, j’ai réalisé une vidéo ici puis un article que tu peux trouver là !

[Cette photo a été réalisée il y a trois ans, par Marie Guibouin !]
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Christelle Guibouin – Artiste du Son et des Corps
https://fr.ulule.com/ : #MeditaSON , un projet à partager à foison si :
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Tu apprécies le son,
Tu pratiques la méditation,
Tu réalise ton introspection régulièrement,
Tu es actifs pour tes rêves,
Tu es un humain vivant ou en recherche de vie,
Tu me kiffes voire même me surkiffes,
Tu rencontres des difficultés à te positionner, à créer ton espace et ta place puis t’affirmer,
Tu souhaites te réconcilier avec ta voix et ton corps,
Tu veux comprendre quelles sont ces choses qui te freinent,
Tu veux toucher ta puissance et devenir Flamme à travers tout ton corps et tes paroles !

 

 

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